Lyon: Un père de famille devant les assises du Rhône pour le meurtre de sa femme

PROCES L'homme encourt la réclusion criminelle à perpétuité...

Elisa Frisullo

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Lyon, le 26 mars 2018. L'homme est jugé dès ce lundi devant les assises du Rhône.
Lyon, le 26 mars 2018. L'homme est jugé dès ce lundi devant les assises du Rhône. — E. Frisullo / 20 Minutes
  • La mère de famille avait été tuée de coups portés à la tête le 29 mai 2016, jour de la Fête des mères.
  • Le soir du drame, son compagnon s’était rendu à la gendarmerie pour avouer le meurtre mais avait nié toute préméditation.
  • Il est jugé à partir de ce lundi devant les assises du Rhône pour « homicide volontaire ».

Elle avait succombé aux coups violents portés sur son crâne le jour de la Fête des mères. Depuis ce lundi, Nafez Shehadeh, un père de famille de 47 ans, accusé d’avoir tué sa femme le 29 mai 2016 à Pontcharra-sur-Turdine (Rhône), est jugé devant les assises du Rhône. L’homme encourt la réclusion à perpétuité.

Le jour du drame, le corps de son épouse, Géraldine, âgée de 39 ans et employée au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, avait été retrouvé dans une mare de sang par son père dans l’ancienne demeure du couple, séparé depuis une dizaine de jours. Un bâton avait alors été retrouvé à côté du cadavre.

Dès la découverte du corps, une alerte enlèvement avait été déclenchée dans toute la France pour retrouver les trois enfants du couple, âgés de 5 et 10 ans, et introuvables.

>> A lire aussi : Drame de Pontcharra. Le père mis en examen et écroué pour le meurtre présumé de sa femme

Une main courante pour « violences psychologiques »

Le soir des faits, le père de famille, assureur à Rillieux-la-Pape, s’était rendu de lui-même à la gendarmerie de Tarare pour avouer le meurtre de son épouse mais avait nié avoir prémédité son geste. Les enfants avaient finalement été retrouvés sains et saufs chez l’une de leurs tantes habitant à Villeurbanne.

Quelques jours avant l’homicide, la victime avait déposé une main courante à la gendarmerie pour des « violences psychologiques » exercées à son encontre par son compagnon. Puis elle avait fini par quitter la maison familiale.

Le jour de sa mort, la mère de famille était venue dans la maison toujours occupée par son mari pour récupérer ses trois enfants et célébrer la Fête des mères. Elle n’en est jamais ressortie.

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