Bordeaux: Ouverture du procès d'un père soupçonné d'avoir jeté son bébé dans la Garonne

ASSISES DE LA GIRONDE Le procès d'un père de famille, soupçonné d'avoir jeté sa fille de 22 mois dans la Garonne en novembre 2014, s'ouvre ce lundi à Bordeaux. Lui, plaide l'accident...

M.B.

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Le 1 fevrier 2015, le pont de Pierre ‡ Bordeaux
Le 1 fevrier 2015, le pont de Pierre ‡ Bordeaux — no credit
  • Deux faits-divers similaires s'étaient produits en ce mois de novembre 2014 à Bordeaux.
  • Le père de la petite Yumi, 22 mois, dont le procès s'ouvre ce lundi, affirme que l'enfant lui a glissé des mains.
  • Ni le parquet, ni l'avocate de la mère de l'enfant, ne croient à la thèse de l'accident.

Deux faits-divers similaires s'étaient produits à Bordeaux, en l'espace d'une dizaine de jours, en ce mois de novembre 2014. Le 11 novembre, un homme de 33 ans jetait son bébé de quatre mois et demi dans la Garonne. Le procès de ce Togolais s'est tenu en septembre dernier, et il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

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Ce lundi s'ouvre devant les assises de la Gironde à Bordeaux, le procès d'un autre père de famille, soupçonné lui aussi d'avoir jeté son enfant dans le fleuve, depuis le pont de Pierre, le soir du 21 novembre 2014.

Le bébé lui aurait échappé des mains

Anthony Gaudry, 34 ans, affirme, lui, avoir assis sa petite fille de 22 mois, Yumi, sur la rambarde du pont, afin de lui faire admirer les lumières de la ville, et qu'elle lui aurait échappé des mains après s'être retournée et avoir appuyé sur un endroit douloureux de sa poitrine. Le corps de la fillette sera retrouvé un mois et demi plus tard, dans l'estuaire de la Gironde à Meschers-sur-Gironde en Charente-Maritime.

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Mis en examen pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans, et incarcéré, le père n'a eu de cesse de plaider l'accident. Le parquet, qui s'est appuyé notamment sur les déclarations contradictoires du père et un contexte de séparation difficile avec la mère de l'enfant, ne croit pas à cette thèse et s'interroge sur une possible préméditation. La première affaire aurait-elle pu inspirer le père de Yumi ?, s'était même interrogée à l'époque des faits la procureure de la République.

La thèse de l'accident est également réfutée par l'avocate de la mère de la petite Yumi. Le procès doit durer jusqu'au mardi 3 avril.