Toulouse: Trois ans de prison pour la mort de son compagnon dont elle avait emmuré le corps

JUSTICE Edith Scaravetti, jugée pour la mort de son compagnon et la dissimulation de son corps, a été condamnée à trois ans de prison par la cour d’Assises de la Haute-Garonne. Les jurés ont retenu la thèse accidentelle…

H.M.
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La balance de la justice. Illustration.
La balance de la justice. Illustration. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Edith Scaravetti, 30 ans, n’est plus derrière les barreaux. La condamnation à trois ans de prison prononcée à son encontre par la Cour d’assises de la Haute-Garonne couvre sa détention préventive. L’ex-auxilliaire de vie, mère de trois enfants, a été jugée durant une semaine pour la mort de son compagnon Laurent Baca, le 6 août 2014.

Son corps avait été retrouvé trois mois après, coulé dans le béton dans les combles de la maison familiale de Toulouse. Edith Scaravetti était passée aux aveux.

A l’audience, l’accusée a raconté en larmes ce qu’elle avait confié aux enquêteurs sur la nuit fatale durant laquelle une énième dispute conjugale a viré au drame : Laurent Baca, posant le canon d’une carabine sur sa tempe, l’a mise au défi de tirer. Elle a touché la crosse et le coup est parti.

Les proches de Laurent Baca choqués

Et c’est cette version accidentelle que les jurés de la Cour d’assises ont retenue en requalifiant les faits en homicide involontaire. Ils ont jugé plausible cette terrible scène et le récit d’une vie de couple parsemé de violences verbales et physiques, et par les colères soudaines de Laurent Baca qui avait l’alcool mauvais.

Le verdict, clément à l’aune des vingt ans de réclusion requis par l’avocat général, a profondément choqué la famille et les proches de Laurent Baca, qui ne croient pas au scénario de l’accident.