Rennes: Condamné pour violences et mensonges, le patron de la BAC ne fera pas appel

JUSTICE En première instance, le policier avait écopé d’une peine de 10 mois de prison avec sursis...

J.G.

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La brigade anticriminalité (BAC) de Rennes ici en intervention en marge d'une manifestation.
La brigade anticriminalité (BAC) de Rennes ici en intervention en marge d'une manifestation. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Le chef de la brigade anticriminalité de Rennes accepte finalement sa condamnation pour « violences, dénonciation calomnieuse et faux en écriture » prononcée cet été en première instance. Alors qu’il avait fait appel de cette décision, le policier se serait finalement désisté et aurait accepté la peine prononcée en première instance, rapporte Le Mensuel de Rennes.

Le policier avait reconnu sa faute à la barre

Le 27 juillet, le tribunal correctionnel l’avait condamné à une peine de 10 mois de prison avec sursis après une interpellation musclée dans le quartier Sarah-Bernhardt, au sud de Rennes. Les faits s’étaient déroulés le 5 mai. Lors d’un contrôle, ce policier expérimenté passé par le RAID et le GIPN avait asséné un coup de genou au visage d’un petit dealer qui ne semblait pourtant pas résister. La scène avait été entièrement filmée par les caméras de vidéosurveillance d’un bar. « Après avoir vu ça, on peut se poser la question de la légitimité », avait lancé la présidente lors de l’audience.

Poursuivi pour violences, le policier avait également été jugé pour dénonciation calomnieuse et faux en écriture. Au retour de l’intervention, il avait porté plainte contre le trafiquant pour des présumés coups que personne n’avait vu. Il avait également demandé à un collègue de taper le PV à sa place, le document étant truffé d’irrégularités et omettant de nombreux détails de l’interpellation. « J’étais fatigué. Je reconnais que j’ai fait une faute. J’ai failli », avait admis le policier à la barre. En plus de sa peine de prison, il devra également verser 1.800 euros à la victime au titre du préjudice moral.