VIDEO. Procès de Jacques Rançon: Nouvel incident, une victime évacuée après une crise de nerfs

JUSTICE Sabrina a dû être évacuée, jeudi matin, et l’audience suspendue…

N.B. avec AFP

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Le palais de justice de Perpignan
Le palais de justice de Perpignan — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

Le procès de Jacques Rançon a encore été émaillé, ce jeudi, d’un incident : l’une des victimes du « tueur de la gare » de Perpignan​ a fait, raconte l’AFP, une véritable crise de nerfs, devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales, après avoir déclaré sa « haine » envers l’homme qui l’avait agressée et laissée pour morte en 1998.

Mercredi, deux frères d'une victime avaient déjà tenté de s’en prendre à l’accusé : présents sur le banc des parties civiles, ils se sont jetés lors d’une suspension d’audience vers le box vitré de l’accusé. L’un d’eux a passé la main à travers une ouverture et a tenté de saisir l’accusé par le cou, avant d’être ceinturé par les policiers.

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« J’espère que vous allez souffrir »

Ce jeudi, Sabrina n’a pas tenu, elle non plus, face à l’atrocité de sa rencontre avec Jacques Rançon, en 1998. « J’espère que vous allez souffrir, je voudrais qu’on vous fasse souffrir, je vous souhaite que du malheur, je vous déteste, j’ai envie de vous faire du mal, a déclaré Sabrina, jeudi, qui s’exprimait 20 ans après son agression. Le 9 mars 1998, elle n’avait dû son salut qu’à une passante qui avait fait fuir l’agresseur.

Pendant 50 minutes, la jeune femme a raconté son calvaire devant le tribunal dans un débit extrêmement rapide, entrecoupé de sanglots, jusqu’à ne plus contenir ses larmes, jusqu’à crier puis à hurler, dans une véritable crise de nerfs, sans pouvoir se contrôler.

« Je vais te retrouver »

Sabrina a été alors prise en charge par la sécurité civile et évacuée de la salle, tandis que le président de la cour suspendait l’audience. La victime avait expliqué comment, après avoir été abordée par un homme prétendant être ivre, elle avait reçu un premier coup de couteau, puis un deuxième, alors qu’il s’apprêtait à l’enjamber.

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« Le premier coup a été très vite, j’ai entendu la perforation, je me voyais mourir », a confié Sabrina ce jeudi matin. Suivra un deuxième coup de couteau « de bas en haut », « comme s’il éventrait un cochon », a lâché la victime, qui a gardé une cicatrice de 32 cm au niveau du ventre, mais d’autres séquelles psychologiques : « La paranoïa, la peur des bruits, des gens », a-t-elle dit aux assises, précisant qu’elle « n’arrive pas à se dénuder sur la plage », et « ne peut avoir de relations sexuelles que la nuit avec un t-shirt ».

Quand la victime a été évacuée, un proche de Moktaria, violée, tuée et atrocement mutilée en 1997, s’est redressé du banc, hurlant à l’attention de l’accusé : « Je vais te retrouver, fils de p…, je vais te faire pire. » Au président du tribunal lui demandant de se calmer, il a répondu : « Comment voulez-vous vous retenir ? »