Corse du Sud: Le maire d'Ajaccio en garde à vue dans une enquête sur des contrats aidés suspects

SOUPCONS Cinq personnes ont été placées en garde à vue à Ajaccio, dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds publics…

20 Minutes avec AFP

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Laurent Marcangeli en présence d'Emmanuel Macron, le 6 février 2018.
Laurent Marcangeli en présence d'Emmanuel Macron, le 6 février 2018. — ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA

Le maire d’Ajaccio Laurent Marcangeli et cinq autres personnes, placées mercredi matin en garde à vue, étaient toujours entendus ce jeudi matin dans une enquête sur l’attribution suspecte de contrats aidés.

En tout, cinq personnes sont en garde à vue dans cette affaire, dont le premier adjoint au maire, Stéphane Sbraggia ainsi que le directeur général des services de la ville, Pierre-Paul Rossini. Laurent Marcangeli, 38 ans, est maire de la cité ajaccienne depuis trois ans. L’élu a quitté le parti politique Les Républicains (LR) début 2018 pour protester contre la ligne du nouveau chef du parti, Laurent Wauquiez.

Des candidats qui ne correspondaient pas aux critères

Tous les cinq ont été arrêtés « dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 24 juin 2016 au pôle économique et financier du TGI de Bastia, entre autres notamment, des chefs de détournement de fonds publics, faux et usage de faux portant sur le caractère éligible des demandeurs d’emploi dans le cadre de contrats aidés Pôle Emploi », a précisé la procureure de Bastia, Caroline Tharot.

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Selon une source proche de l’enquête, il s’agit d’un dossier portant sur des embauches suspectes ou l’attribution de contrats aidés à des personnes qui ne remplissaient pas les critères d’embauche dans plusieurs organismes, dont la mairie et des associations notamment liées aux personnes âgées.