Calvados: Cinquante mille euros requis contre la SNCF après la mort d’une ado, happée par un train en 2010

PROCES SNCF mobilité pourrait être reconnue coupable de « mise en danger de la vie d’autrui » si la cour d’appel suit les réquisitions de l’avocat général dans son verdict du 27 avril…

20 Minutes avec agence

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Illustration: La balance de la justice.
Illustration: La balance de la justice. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

L’avocat général de la cour d’appel de Caen (Calvados) a requis le mercredi 14 mars une peine d’amende de 50.000 euros à l’encontre de SNCF mobilités à la suite du décès de Justine, happée par un train en juillet 2010.

Le ministère public a en revanche estimé qu’il « n’y a pas matière à entrer en voie de condamnations envers SNCF réseau ».

103.000 euros au civil

En première instance, SNCF mobilités avait été condamnée au civil à verser 103.000 euros de dommages et intérêts à la famille de la jeune fille en février 2017, rappelle Normandie-Actu. Mais dans le cadre du volet pénal, le tribunal correctionnel avait estimé que la société ne s’était pas rendue coupable de « mise en danger de la vie d’autrui ».

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L’accident qui a coûté la vie à Justine, 17 ans, s’est produit à la gare d’Audrieu​ (Calvados), où la victime devait retrouver son petit ami. Après être descendue de son train, elle avait traversé les voies au niveau d’un passage piéton et avait été percutée par un train roulant à 147 km/h. Le véhicule avait mis près d’un kilomètre à s’arrêter après le choc.

La sécurité au centre des débats

L’audience en appel a été l’occasion de revenir sur les mesures de sécurité en place au moment de l’accident. Le passage piéton n’était pas équipé d’un système lumineux prévenant de la proximité d’un train, non-obligatoire en 2010. Le panneau d’avertissement était d’une taille inférieure aux dimensions légales mais sa « visibilité ne peut être absolument contestée », a affirmé l’avocat de SNCF mobilités.

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« Dans un monde où l’on cherche à faire rouler les trains de plus en plus vite, il est impensable que les conditions de sécurité pour les usagers ne soient pas maximales », a regretté la mère de Justine. La cour d’appel rendra son verdict le 27 avril prochain.