VIDEO. Tarn : Déclarée irresponsable, la meurtrière de l’institutrice d’Albi ne sera jamais jugée

JUSTICE La cour d’appel de Toulouse a déclaré « irresponsable » la mère de famille qui, en juillet 2014, avait poignardé à mort l’institutrice de sa fille…

B.C. avec AFP

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Devant l'école l’école maternelle Edouard-Herriotà Albi, où Fabienne Terral-Calmes, une institutrice a été poignardée par une mère d'élève.
Devant l'école l’école maternelle Edouard-Herriotà Albi, où Fabienne Terral-Calmes, une institutrice a été poignardée par une mère d'élève. — JEROME MARS/JDD/SIPA
  • Fabienne Terral-Calmès, une institutrice de 34 ans, avait été poignardée à mort par une mère d’élève en juillet 2014.
  • Sa meurtrière présumée, qui sortait d’une hospitalisation psychiatrique, a été déclarée irresponsable pénalement par la cour d’appel de Toulouse.

Elle avait imaginé que Fabienne Terral-Calmès, une institutrice de l’école Édouard-Herriot d’Albi, voulait lui « prendre sa fille ».

Rachida, une mère de famille aujourd’hui âgée de 51 ans, avait poignardé à mort l’enseignante tarnaise la veille du départ des grandes vacances, en juillet 2014, devant une quinzaine d’élèves. Le meurtre de cette enseignante de 34 ans, mère de deux petites filles, avait suscité une vague d’émotion à travers toute la France.

>> A lire aussi : Albi: Une nouvelle expertise conclut à l’irresponsabilité de la meurtrière présumée d’une institutrice

Atteinte de troubles psychiatriques, la meurtrière présumée a été déclarée irresponsable pénalement jeudi par la cour d’appel de Toulouse.

Délire paranoïaque

« La cour a considéré que son discernement était totalement aboli. Cette décision va permettre à cette femme d’être là où est sa place, à l’hôpital », a indiqué Alexandre Martin, son avocat de cette femme de 51 ans.

Au fil de l’instruction, quatre expertises ont diagnostiqué que cette femme, « irresponsable », souffrait d’un « délire paranoïaque ». Les parties civiles avaient demandé une nouvelle expertise, une demande rejetée par la cour.

Avant de passer à l’acte, cette mère d’élève sortait d’une hospitalisation en clinique psychiatrique.

« Cette décision n’est qu’une étape supplémentaire dans une série d’effroyables manquements », a pour sa part réagi Emmanuel Gil, l’avocat tarnais de la famille.

Les parties civiles estiment en effet qu’il y a eu de « multiples dysfonctionnements » et leur défenseur a déposé plainte contre X en juillet. Elles estiment que la dangerosité de la meurtrière était connue, car elle était soignée depuis 2013. « L’une des particularités de ce dossier, c’est que ce drame est intervenu alors que la dangerosité de l’auteur et l’absence de soin étaient connues de nombreux intervenants bien avant les faits », a souligné Emmanuel Gil.