Nice: Le patron d'une start-up aurait escroqué près de 10.000 donateurs, une nouvelle affaire «Madoff»?

GROS SOUS Le PDG de la société Rifft, créateur de bracelets de montre connectés, a été mis en examen pour escroquerie et placé en détention provisoire…

M.F.

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Il développait des bracelets qui s’adaptent à tous les
modèles de cadran de montre
Il développait des bracelets qui s’adaptent à tous les modèles de cadran de montre — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Il créait des bracelets connectés qui s’adaptent à tous les cadrans de montre. Il était même allé les présenter jusqu’au CES de Las Vegas. Sauf qu’après plus de deux ans de développement et quatre millions d’euros collectés en crowdfunding, le patron de la start-up azuréenne Rifft (pour «Research & innovation for future technologies») Lucas Goreta n’aurait jamais envisagé de commercialiser son innovation. Mais uniquement de financer son dispendieux train de vie.

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Selon Nice-Matin, le PDG de cette société installée dans la technopole de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes) a été interpellé et mis en examen. Le tribunal d’Annecy (son dernier domicile connu étant situé en Haute-Savoie) lui reproche des faits d’escroquerie. Il a été placé en détention provisoire.

Une pyramide de Ponzi, le système de Bernard Madoff

Pendant deux ans, Lucas Goreta a fait appel à des souscripteurs. Entre 8.000 et 10.000 personnes, séduites par ses inventions, lui ont confié 4 millions d’euros. Parfois, en effectuant des pré-achats. Mais avec, en tout cas, l'assurance d'un retour sur investissement. Qui a trop tardé à venir. Et certains ont porté plainte.

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Le PDG avait, d’après le quotidien local, mis en place un montage de Ponzi, celui-là même utilisé par un certain Bernard Madoff : au final, les souscripteurs ne financent pas l’innovation mais bien le compte en banque des dirigeants.

Et ce n’est pas la première fois que Lucas Goreta est pris la main dans le portefeuille. Cet homme avenant avait déjà été condamné en 2007 à 18 mois de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de gérer une entreprise. Et c'était déjà pour des faits d'escroquerie.