Bouguenais: Condamné à la perpétuité incompressible, l'assassin de Marion renonce à faire appel

LOIRE-ATLANTIQUE Yannick Luende-Bothelo, qui avait été condamné en 2016 à la plus lourde peine prévue par le droit pénal, ne sera finalement pas rejugé...

F.B.

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Portrait de Marion sur les lieux du drame, à Bouguenais, en mars 2012.
Portrait de Marion sur les lieux du drame, à Bouguenais, en mars 2012. — F.Perry/AFP
  • Yannick Luende-Bothelo, Congolais arrivé en France à l'âge de 16 ans, est âgé de 31 ans.
  • Il a été condamné par la cour d'assises à la réclusion crilminelle à perpétuité réellle le 17 novembre 2016.
  • Il avait violé Marion, une adolescente, et l'avait sauvagement assassiné.

Il avait été condamné le 17 novembre 2016 à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour le viol et l’assassinat de Marion, 14 ans, à Bouguenais, près de Nantes, dans la nuit du 18 au 19 mars 2012. Yannick Luende-Bothelo avait fait appel de cette décision de la cour d’assises de Loire-Atlantique et il devait être rejugé. Ce nouveau procès devait même se dérouler du 12 au 20 avril devant la cour d’assises d’appel du Morbihan, à Vannes

Mais le Congolais, âgé de 31 ans, a finalement décidé de se désister de son appel, rapporte Ouest-France. Il ne sera donc pas rejugé. Ses avocats n’ont pas motivé ce choix.

Il n’a jamais vraiment justifié son acte

Marion Rousset avait été tuée de 69 coups de couteau dans des toilettes publiques, après avoir été suivie à sa descente du tramway à la station Les Couëts. Devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, Yannick Luende-Bothelo n’avait jamais justifié son acte, préférant garder le silence. Avant le procès, l’accusé avait reconnu le meurtre avec préméditation tout en tenant des propos peu rationnels aux enquêteurs, se présentant comme « le messie ».

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La cour d’assises avait estimé que l’accusé était atteint au moment des faits d’un trouble psychique ayant altéré son discernement, mais n’avait pas accordé de diminution de peine. Une décision paradoxale, critiquée à l’époque par ses avocats.

La sanction de perpétuité réelle signifie qu’aucun aménagement ou remise de peine ne pourra être envisagé avant au minimum 30 ans. Cette peine est la plus lourde condamnation prévue par le droit français. Yannick Luende-Bothelo était seulement le quatrième condamné français à en faire l’objet, après Pierre Bodein dit « Pierrot le fou », Michel Fourniret et Nicolas Blondiau.