Affaire Tariq Ramadan: L'islamologue accusé de viols a été transféré à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière

ENQUETE Tariq Ramadan assure souffrir de sclérose en plaques...

M.P.

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L'islamologue Tariq Ramadan
L'islamologue Tariq Ramadan — UGO AMEZ/SIPA

Tariq Ramadan a été transféré jeudi de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) pour être admis à La Pitié-Salpêtrière. Incarcéré depuis un mois, l’islamologue mis en examen pour « viol » a, selon Le Monde, rejoint l’unité surveillée de l’établissement hospitalier parisien.

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« L’administration pénitentiaire et, surtout, le corps médical ont estimé que son état de santé nécessitait une hospitalisation », a confirmé ce samedi aux agences de presse l’avocat du théologien suisse, Me Emmanuel Marsigny. Tariq Ramadan assure souffrir de sclérose en plaques. Selon ses défenseurs, le détenu souffrirait également de « douleurs dans les membres inférieurs liés à une affection neurologique » et « d’une profonde dépression ».

Tariq Ramadan a pu rencontrer ses avocats

Maintenu jusqu’ici à l’isolement, dans le centre pénitentiaire de l’Esonne, le détenu aurait, toujours selon Le Monde, rencontré dans sa chambre d’hôpital Me Yassine Bouzrou, qui assure sa défense depuis octobre 2017. Ce dernier était accompagné de son confrère Emmanuel Marsigny, venu rejoindre le pôle de quatre d’avocats assurant la défense de l’intellectuel musulman.

Pour rappel, malgré les douleurs du détenu, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris l’a maintenu en détention provisoire le 22 février. Si un expert médical avait conclu que les pathologies invoquées ne pouvaient « être considérées comme certaines » et que l’état de santé de l’islamologue était compatible avec sa détention.

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Une nouvelle expertise médicale est en cours et les résultats sont attendus d’ici fin mars. En attendant, visé par quatre plaintes pour viol ou agression sexuelle, le petit-fils du fondateur des Frères musulmans continue aujourd’hui de nier les faits qui lui sont reprochés.