Bordeaux: Une mère de famille condamnée pour des tweets injurieux contre Marlène Schiappa

RESEAUX SOCIAUX Cette Bordelaise de 36 ans a été condamnée jeudi à 10.000 euros d’amende avec sursis pour des messages diffamatoires et injurieux visant la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes…

M.B. avec AFP

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Marlène Schiappa, le 9 novembre, dans une structure d'accueil pour les femmes victimes de violences conjugales.
Marlène Schiappa, le 9 novembre, dans une structure d'accueil pour les femmes victimes de violences conjugales. — Jean Michel Nossant/SIPA

Carole Hofbauer, une Bordelaise très prolixe sur les réseaux sociaux, a été condamnée jeudi à 10.000 euros d'amende avec sursis pour des messages diffamatoires et injurieux visant la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

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Cette mère de famille âgée de 36 ans, devra également verser à Marlène Schiappa un euro symbolique de dommages et intérêts et supprimer, dans un délai de dix jours, les messages en question des réseaux sociaux, comme le demandait la plaignante.

Elle avait posté 140 tweets et messages haineux sur Facebook

La Bordelaise était poursuivie devant le tribunal correctionnel pour injures et diffamation, après avoir posté 140 tweets et messages haineux sur Facebook à l’encontre de la secrétaire d’Etat, à qui elle reproche notamment ses prises de position et son action en faveur des droits des femmes. La twitto y qualifiait la ministre de « maquerelle » et de « pute », son époux de « mari trompé » et ses filles de « mal élevées ».

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Dans ses réquisitions, le ministère public avait demandé « un stage de citoyenneté » pouvant être assorti d’une amende laissée à l’appréciation du tribunal. Les juges bordelais ont finalement infligé à la prévenue une lourde amende avec sursis.

« Les limites ont été franchies »

Pour Me Julia Minkowski, qui représentait la secrétaire d’Etat, « cette condamnation à une amende très significative assortie du sursis est un avertissement sévère et très dissuasif du tribunal à l’encontre de la prévenue ». « C’est une satisfaction car la constitution de partie civile de Mme Schiappa visait précisément à faire cesser ces agissements », a déclaré l’avocate.

« S’il est admissible de critiquer même avec beaucoup de virulence un responsable politique, la liberté d’expression est dépassée dès lors qu’elle porte atteinte à la dignité de la personne », avait déclaré Me Minkowski. « Là, les limites ont été franchies et l’objectif de la plainte de Mme Schiappa n’avait pas d’autre objet que de faire cesser ce qu’elle considérait comme du harcèlement à travers une mise en cause systématique d’elle-même et de sa famille » sur les réseaux sociaux, avait-elle expliqué.