VIDEO. Tariq Ramadan visé par une troisième plainte pour viol

VIOLENCES SEXUELLES Une femme, qui dit être tombée sous son emprise, l'accuse de lui avoir imposé des rapports sexuels d'une extrême violence entre 2013 et 2014...

20 Minutes avec AFP
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L'islamologue suisse Tariq Ramadan  à Nantes, le 25 avril 2010
L'islamologue suisse Tariq Ramadan à Nantes, le 25 avril 2010 — JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

Une troisième femme a porté plainte pour viols mercredi à Paris contre l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, déjà mis en examen et incarcéré depuis un mois pour des faits similaires.

Cette Française d’une quarantaine d’années, qui souhaite garder l’anonymat, affirme avoir été sous l’emprise du théologien suisse et avoir subi, sous la menace, de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres, selon la source proche du dossier citant la plainte, également révélée par Europe 1 et L’Express.

Escort-girl et Dominique Strauss-Kahn

Cette femme musulmane, qui a choisi le pseudonyme « Marie », affirme avoir subi des actes sexuels particulièrement violents et dégradants, lors d’une dizaine de rendez-vous entre février 2013 et juin 2014, le plus souvent dans des hôtels en marge des conférences à succès de l’islamologue de 55 ans. Sur cette période, « Marie tentait en vain d’échapper à l’emprise de M. Ramadan qui ne cessait de la menacer », selon la source proche du dossier.

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Selon Europe 1, la plaignante avait confié à Tariq Ramadan « son passé d’escort girl » et avoir fait « partie des femmes rémunérées pour avoir eu des relations sexuelles avec Dominique Strauss-Kahn » dans l’affaire de l'hôtel Carlton de Lille. Des éléments dont l’intellectuel se serait servi pour la menacer, affirme la radio qui a consulté des SMS reçus par la plaignante et que cette dernière attribue à Tariq Ramadan.

Sclérose en plaques

Ce dernier a déjà été mis en examen le 2 février pour viols, dont l’un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire. L’intellectuel, qui conteste ces accusations, a été écroué à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), la justice craignant une possible fuite, des pressions sur les plaignantes ou une réitération des faits.

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Tariq Ramadan avait invoqué son état de santé pour contester cette détention, qui a été confirmé par la cour d’appel de Paris fin février sur la base d’une première expertise médicale. Cette dernière avait remis en question les deux maladies, une sclérose en plaques et une neuropathie, dont le théologien dit souffrir, jugeant leur diagnostic « incertain ». Une expertise médicale complète a été ordonnée par les juges et doit être rendue d’ici la fin mars.