Carlos jugé en appel pour l'attentat du Drugstore Publicis en 1974

PROCES Plusieurs assassinats et attentats lui sont alors attribués parmi lesquels l’attaque à la grenade au Drugstore Publicis qui a fait deux morts et 34 blessés en 1974...

20 Minutes avec AFP
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Le terroriste Carlos, lors son procès à Paris, le 13 décembre 2011.
Le terroriste Carlos, lors son procès à Paris, le 13 décembre 2011. — AFP PHOTO BENOIT PEYRUCQ

Le Vénézuélien Carlos, de son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez, est jugé à partir de ce lundi en appel pour l’attentat du Drugstore Publicis en 1974. La justice impute à l’une des grandes figures du terrorisme international des années 1970 et 1980 une série d’attentats qui ont fait 16 morts et quelque 230 blessés en France entre 1974 et 1983.

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Les services français chargés d’enquêter sur les agissements en France du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) de Georges Habache découvrent Carlos le 27 juin 1975, lorsqu’ils pénètrent dans l’appartement d’une Vénézuélienne sur les indications d’un informateur libanais, Michel Moukharbal. Dans sa fuite, Carlos tue deux policiers parisiens et Moukharbal, qui l’a dénoncé. Il blesse un troisième policier.

Impliqué dans la prise d’otages de l’ambassade de France à La Haye

Plusieurs assassinats et attentats lui sont alors attribués dont l’attaque à la grenade au Drugstore Publicis, à Paris, le 15 septembre 1974 (2 morts et 34 blessés). Au même moment (13-17 septembre 1974), il est impliqué dans la prise d’otages de l’ambassade de France à La Haye par « l’Armée rouge japonaise » qui veut obtenir la libération d’un des leurs, détenus en France.

Les 13 et 19 janvier 1975, il dirige deux tentatives d’attaques d’avions israéliens à l’aéroport d’Orly, qui ne font pas de victimes. Et en décembre 1975, il supervise la spectaculaire prise d’otages à Vienne des ministres du Pétrole de l’Opep (3 morts).

« Le Chacal » capturé au Soudan

Entre 1982 et 1983, il sera derrière quatre autres attentats à la bombe en France, qui feront 11 morts et 191 blessés : dans le train « Le Capitole » Paris-Toulouse (mars 1982), rue Marbeuf à Paris (avril 1982), à la gare de Marseille et dans un TGV Marseille-Paris (décembre 1983).

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Après divers séjours dans des pays arabes ou d’Europe de l’Est sous domination communiste, Carlos, surnommé « Le Chacal » par la presse, s’installe à Damas en 1983. Onze ans plus tard, le 12 août 1994, les services français le capturent au Soudan et le ramènent en France.

Les procès se succèdent. En décembre 1997, c’est la perpétuité pour les meurtres de juin 1975. En décembre 2011, nouvelle perpétuité pour les attentats de 1982-1983. En mars 2017, il est de nouveau condamné à la prison à vie en première instance pour l’attentat du Drugstore Publicis.