Bordeaux: Une mère jugée pour des tweets injurieux visant Marlène Schiappa

TRIBUNAL Carole Hofbauer, une mère de famille âgée de 36 ans, avait notamment qualifié la secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes de « pute »….

H. B. avec AFP

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La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, le 5 octobre 2017 à Dijon.
La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, le 5 octobre 2017 à Dijon. — JC Tardivon/SIPA

« Maquerelle », « pute »… Une Bordelaise extrêmement prolixe sur les réseaux sociaux, a été jugée ce jeudi pour une avalanche de messages diffamatoires et injurieux visant la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, qui avait porté plainte contre elle pour faire cesser son « harcèlement ».

Carole Hofbauer, une mère de famille âgée de 36 ans, était poursuivie devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour 140 tweets et messages haineux à l’encontre de la secrétaire d’Etat à qui elle reproche notamment ses prises de position et son action en faveur des droits des femmes. Elle y qualifiait la ministre de « maquerelle » et de « pute », son époux de « mari trompé » et ses filles de « mal élevées ».

Le ministère public a requis « un stage de citoyenneté »

Dans ses réquisitions, le ministère public « a expressément demandé un stage de citoyenneté » pouvant être assorti d’une amende​ laissée à l’appréciation du tribunal, a précisé l’avocate de Marlène Schiappa, Me Julia Minkowski, confirmant une information du journal Sud Ouest.

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Pour la partie civile, Me Minkowski a précisé avoir demandé « un euro symbolique de dommages et intérêts et la suppression des messages sur Twitter et Facebook ». « S’il est admissible de critiquer même avec beaucoup de virulence un responsable politique, la liberté d’expression est dépassée dès lors qu’elle porte atteinte à la dignité de la personne », a fait valoir l’avocate.

Le jugement sera rendu le 8 mars

« Là, les limites ont été franchies et l’objectif de la plainte de Marlène Schiappa n’avait pas d’autre objet que de faire cesser ce qu’elle considérait comme du harcèlement à travers une mise en cause systématique d’elle-même et de sa famille » sur les réseaux sociaux.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 8 mars, date qui coïncide avec la Journée internationale des droits des femmes.