Gard: Six mois de prison avec sursis pour l'homme qui avait traîné un chien avec son 4 x 4

JUSTICE Rocky avait été sérieusement blessé, le 29 décembre, retrouvé gisant au bord d'une route...

Nicolas Bonzom

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Le chien Rocky, traîné par une voiture le 29 décembre.
Le chien Rocky, traîné par une voiture le 29 décembre. — D.R.
  • Un chien avait été traîné par une voiture, le 29 décembre dernier.
  • Rocky avait été sérieusement blessé, retrouvé au bord d’une route.
  • Le prévenu a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Six mois de prison avec sursis : c’est la peine prononcée mercredi par le tribunal correctionnel de Nîmes à l’encontre d’un chasseur, qui avait traîné un chien, attaché à l’arrière d’un pick-up, le 29 décembre, à Saint-Etienne-des-Sorts, dans le Gard.

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Le sexagénaire n’a également plus le droit de posséder un animal pendant dix ans, et devra verser près de 700 euros au propriétaire de Rocky, l'animal qui avait été sérieusement blessé, pour rembourser les frais vétérinaires, et 1.000 euros de dommages et intérêts.

De nombreuses blessures

Le 29 décembre, le chien d’un habitant de la commune, située au bord du Rhône, disparaît soudainement : l’homme ne trouve plus Rocky dans son jardin. Un homme l’alerte : il a retrouvé le toutou, gisant au bord d’une route. Stupeur, lorsque des témoins affirment que le quinquagénaire ne serait autre que le tortionnaire présumé de l’animal.

Le chien, lui, est retrouvé grièvement blessé, et s’en sortira malgré ses nombreuses blessures. Aujourd’hui, il n’est pas encore tiré d’affaire, et doit subir des interventions.

« Un immense soulagement »

« Je ressens un immense soulagement, indique à 20 Minutes Isabelle Terrin, l’avocate du propriétaire du chien, qui a survécu à ses nombreuses blessures. Je voulais que le mot « prison » apparaisse dans la condamnation, il y est. Je voudrais que l’on comprenne que lorsque l’on touche à un animal, on risque la prison. C’est aujourd’hui le seul moyen pour que l’on enraye ce phénomène galopant de maltraitance animale. »

L’homme a dix jours pour faire appel de sa condamnation. Au tribunal, il avait indiqué qu’il n’avait en aucun cas voulu blesser l’animal, mais le ramener à son propriétaire. Sollicité par 20 Minutes, son avocat n'a pour l'instant pas donné suite à nos demandes.