Enquête ouverte contre Jean-Jacques Urvoas pour détournement de bien public

JUSTICE Une association avait porté plainte après que l'ancien ministre a acheté sa permanence parlementaire dans le Finistère...

C.A. avec AFP

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L'ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, ici à Paris en mai 2017.
L'ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, ici à Paris en mai 2017. — CHAMUSSY / SIPA

Le parquet de Lorient a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de bien public à l’encontre de l’ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, révèle France Info ce lundi. Cette décision fait suite à la plainte déposée en novembre par l’association Cicero 29, qui reproche à l’ancien député du Finistère d’avoir effectué une plus-value en achetant sa permanence parlementaire de Quimper.

L’association reproche à l’élu socialiste d’avoir remboursé les intérêts de son achat avec son indemnité représentative de frais de mandat. Longtemps autorisée, cette pratique est interdite depuis 2015.

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Balayé lors des dernières législatives, Jean-Jacques Urvoas a quitté sa permanence pour la mettre en location, avant de la proposer à la vente à 212.750 euros. « La taille, la situation, la valeur du bien, et le fait qu’il n’est pas accessible aux personnes en situation de handicap posent question », a expliqué Jérôme Abbassene, entendu lundi avec le président de Cicero 29, Antony Auffret, par les enquêteurs de la police judiciaire de Rennes chargés du dossier.

En 2015, Assemblée puis Sénat ont édicté une liste des dépenses autorisées et interdites pour un parlementaire (dont l’acquisition d’un bien immobilier), et imposé le versement de l’IRFM sur un compte bancaire dédié.