Marseille: Plusieurs mises en examen après l'élucidation de deux règlements de comptes

REGLEMENT DE COMPTE Huit personnes, dont des figures du banditisme, ont été mis en examen après la résolution de deux réglements de comptes à Marseille en 2016 et 2017..

A.M. avec AFP

— 

La police monte la garde sur les lieux du crime à Marseille, le 5 février 2016
La police monte la garde sur les lieux du crime à Marseille, le 5 février 2016 — BORIS HORVAT AFP
  • Huit personnes ont été mises en examen à Marseille après la résolution de deux règlements de comptes.
  • Deux hommes avaient été exécutés à la kalachnikov à La Valentine en 2016, un autre avait été tué en 2017 après une course-poursuite sur l’A55.

Huit individus soupçonnés de deux réglements de comptes distincts, en 2016 et 2017 à Marseille, ont été mis en examen, a-t-on appris vendredi de sources judiciaire. Parmi eux figure des personnes bien connues dans le banditisme local. Deux hommes soupçonnés d’être impliqués dans un double assassinat perpétré le 4 février 2016 ont été mis en examen ce jeudi par le juge d’instruction Christophe Petiteau.

>> A lire aussi : Règlement de comptes: Doit-on s'attendre à une année noire à Marseille en 2018?

L’un d’eux, 40 ans, a été mis en examen pour «assassinats en bande organisée». Son frère avait été tué et lui-même blessé, en août 2010 dans une cité. L’autre mis en examen, un éducateur sportif âgé de 32 ans, est soupçonné d'« association de malfaiteurs ».

Balise GPS

Garées sur le parking d’un centre commercial, La Valentine, leurs victimes, 26 et 31 ans, avaient été abattues à la kalachnikov. Sur une vidéo, les enquêteurs avaient vu l’un des assaillants sembler récupérer une balise GPS posée sur la voiture des victimes.

Les deux hommes avaient déjà été interpellés fin mars 2016, après une course-poursuite avec des policiers. Ils étaient soupçonnés de préparer un règlement de comptes imminent, tournant autour d’une voiture sur lequel une balise GPS était posée. Le premier mis en examen est en détention depuis, et y reste. Le second a été placé sous contrôle judiciaire. Les deux hommes nient.

>> Marseille: «Sans grosse opération de «nettoyage» avant d’installer une police de proximité, bon courage»

Ils sont présentés comme des proches de Medhi Remadnia - tué le 7 février 2017 - que les enquêteurs plaçaient à la tête d’une des quatre à cinq équipes marseillaises se disputant la suprématie du trafic de stupéfiants. Rien que depuis le début de l’année 2018, la guerre entre trafiquants de drogue présumés a fait cinq morts à Marseille.

Course-poursuite sur l’A55

Dans une affaire distincte, un spectaculaire règlement de comptes commis sur l’autoroute A55 à Gignac-la-Nerthe (Bouches-du-Rhône) le 16 février 2017, six personnes ont été mises en examen courant février.

La victime, un homme de 31 ans, se trouvait au volant d’une Twingo lorsqu’elle avait été prise en chasse par deux véhicules lancés à grande vitesse. La voiture avait fini par faire plusieurs tonneaux et un assaillant était venu à pied, achever la victime, sous les yeux des automobilistes.

Pour cet « assassinat en bande organisée », auquel il nie avoir participé, un homme de 41 ans a été mis en examen, aux côtés de cinq autres, et placé en détention provisoire. Condamné en 2009 pour meurtre, il se trouvait en permission au moment des faits. Les enquêteurs évoquent l’hypothèse d’un engrenage de vengeances, deux de ses cousins ayant été tués dans des règlements de comptes récents.