Accusation d’agression: Jean-Michel Baylet retire une plainte contre Isabelle Attard, l’ex-députée «le regrette»

DIFFAMATION Isabelle Attard déplore le retrait par Jean-Michel Baylet d’une plainte pour diffamation qu’il avait déposée contre elle, après une accusation d’agression sur une ancienne collaboratrice de l’ex-ministre…

N.S. avec AFP
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Jean-Michel Baylet, le 30 août 2011
Jean-Michel Baylet, le 30 août 2011 — V. WARTNER / 20 MINUTES

Jean-Michel Baylet a retiré la plainte pour diffamation qu’il avait déposée contre Isabelle Attard. L’ancienne députée écologiste du Calvados l’a révélé mercredi dans un communiqué, où elle affirme également qu’elle regrette ce choix. En octobre 2016, le PDG du groupe La Dépêche du Midi, alors ministre (radical de gauche) de l’Aménagement du territoire, avait porté plainte après des accusations de « violences » contre une ancienne collaboratrice remontant à 2002, et une lettre ouverte cosignée par Isabelle Attard appelant à sa démission. Quinze mois plus tard, il a donc changé d’avis.

« Le 17 janvier, au lendemain de son élection à la tête de l’Union de la presse en région (Upreg), Jean-Michel Baylet a retiré la plainte qu’il avait déposée contre moi pour diffamation fin 2016 à la suite des propos que j’avais tenus dans l’hémicycle mentionnant la plainte pour agression déposée contre lui par son ancienne collaboratrice », indique Isabelle Attard dans son communiqué.

Je ne suis donc plus mise en examen dans cette affaire, je le regrette car le débat judiciaire n’aura donc finalement pas lieu. Dans ce dossier comme dans tant d’autres, la technique de l’autruche a très bien fonctionné. Jean-Michel Baylet est demeuré ministre, et les autres députés sont restés taisants.

« Et, comme tant d’autres affaires, la plainte en diffamation [ou en dénonciation calomnieuse selon les cas] a été détournée de sa finalité première, utilisée comme méthode d’intimidation, contre les victimes, les témoins ou celles et ceux qui refusent l’omerta, mobilisant en vain la justice et l’énergie de celles et ceux que l’on veut faire taire », déplore Isabelle Attard.

« Quel dommage vraiment que Jean-Michel Baylet n’ait finalement pas souhaité que nous débattions devant un tribunal de ses agissements envers les femmes. Mais il a probablement de bonnes raisons de se dérober une nouvelle fois. »