Insulte homophobe: La cour d'appel reconnaît la discrimination dont a été victime un coiffeur

DISCRIMINATION En période d’essai, il avait reçu par erreur un SMS de sa responsable le concernant : « Je ne le garde pas. Je ne le sens pas ce mec. C’est un PD, ils font tous des coups de p… »…

C. Ape.
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Une personne se fait coiffer avant un défile - Illustration
Une personne se fait coiffer avant un défile - Illustration — FRANCES M. ROBERTS/NEWSCOM/SIPA

La cour d’appel de Paris a reconnu ce mercredi la discrimination dont a été victime l’employé d’un salon de coiffure en raison de son orientation sexuelle, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

En 2015, l’homme avait saisi le conseil des prud’hommes après avoir été licencié abusivement du salon où il travaillait. En période d’essai, il avait reçu par erreur un SMS de sa responsable le concernant : « Je ne le garde pas. Je ne le sens pas ce mec. C’est un PD, ils font tous des coups de p… ».

Les Prud’hommes n’avaient retenu que le caractère abusif du licenciement

Le conseil des prud’hommes de Paris n’avait retenu que le caractère abusif du licenciement mais a jugé qu’il n’y avait pas de caractère homophobe. Le Défenseur des droits avait alors qualifié la décision du conseil de Prud’hommes de « surprenante ».

Après l’annonce de la cour d’appel, le Défenseur des droits s’est félicité du fait que l’institution, suivant ses observations, ait reconnu le « caractère odieux et vexatoire » de la procédure de rupture de la période d’essai de cette personne.