Le maire de Béziers Robert Ménard veut lancer une consultation sur «l'installation de nouveaux migrants» auprès de ses administrés.
Le maire de Béziers Robert Ménard veut lancer une consultation sur «l'installation de nouveaux migrants» auprès de ses administrés. — ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA

DIFFAMATION

Béziers: Robert Ménard relaxé pour ses affiches sur les journalistes locaux en «laisse»

Le tribunal n’a pas motivé sa décision de relaxer le maire de Béziers (Hérault), poursuivi en diffamation pour une campagne d’affichage de 2016 contre le quotidien régional « Midi Libre »… 

Le maire de Béziers  Robert Ménard, proche du FN a été relaxé ce vendredi. Il était poursuivi pour diffamation par le journal Midi Libre et son propriétaire, Jean-Michel Baylet, pour une affiche de 2016 accusant les reporters du quotidien d’être « en laisse ».

>> A lire aussi : «Midi Libre» répond au «petit caprice» et à la «haine» du maire Robert Ménard

« Tous les jours, l’info en laisse »

Le quotidien régional et son copropriétaire, alors ministre des Collectivités territoriales au sein du gouvernement du président Hollande, avaient été directement visés par une campagne d’affichage municipal du maire de Béziers (Hérault).

Sur la photo, un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre. Et un slogan : « Tous les jours, l’info en laisse ». « A qui appartient Midi Libre ? », interrogeait aussi l’affiche : « A J.-M. Baylet, ministre des collectivités territoriales ».

Discours post-attentat de Nice

En l’occurrence, le maire de Béziers reprochait au journal de ne pas avoir relayé son discours prononcé à la suite de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice.

« Le traitement et la hiérarchisation de l’information à Midi Libre dépendent de la seule rédaction et non de l’actionnaire majoritaire », avait alors rétorqué la Société des journalistes (SDJ) du quotidien : « A ce titre, le petit caprice de M. le maire de Béziers paraît bien dérisoire face à la gravité du drame qui a frappé Nice et la République ».

Dans son délibéré, le tribunal de grande instance de Béziers n’a pas motivé sa décision ce vendredi. A l’audience, le 12 janvier, le Procureur de la République, Yvon Calvet, s’en était remis au tribunal quant à la peine à infliger à Robert Ménard.