VIDEO. Affaire Grégory: Les avocats de Murielle Bolle veulent faire annuler sa garde à vue de 1984

COUR D'APPEL Ils ont déposé ce vendredi devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon une question prioritaire de constitutionnalité (QPC)…

20 Minutes avec AFP

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Granges-sur-Vologne (Vosges), le 21 juin 2017. Murielle Bolle chez elle avant son interpellation.
Granges-sur-Vologne (Vosges), le 21 juin 2017. Murielle Bolle chez elle avant son interpellation. — PATRICK HERTZOG / AFP

Le feuilleton judiciaire se poursuit autour de Murielle Bolle. La chambre de l’instruction de Dijon rendra le 7 mars prochain sa décision concernant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur la garde à vue, en 1984, de Murielle Bolle, personnage clé de l’affaire Grégory.

Les magistrats de la cour d’appel de Dijon se sont penchés vendredi matin sur cette QPC. S’ils jugent la demande sérieuse, elle devra passer devant la Cour de cassation, avant d’être examinée par le Conseil constitutionnel. Dans l’intervalle, la requête en nullité demandée par ses avocats serait suspendue.

Elle n’avait pas été assistée par un avocat lors de son interrogatoire

« La question est de savoir si une gamine de 15 ans aurait dû bénéficier des droits de la défense à l’époque où, en 1984, elle a été interrogée par la gendarmerie », a résumé Me Christophe Ballorin, l’un de ses avocats. Le conseil rappelle notamment que l’adolescente n’avait pas été assistée par un avocat. La loi ne l’imposait pas à l’époque mais, selon ses avocats, ce n’était pas conforme à la Constitution.

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Le parquet général et les avocats des parents de Grégory se sont opposés vendredi à la transmission de la QPC, considérant que le Conseil constitutionnel avait déjà refusé en 2010 l’application rétroactive des nouvelles règles de la garde à vue. La question a été tranchée « pour les majeurs », mais « pour les mineurs, cette question n’a jamais été jugée jusqu’à présent », a rétorqué Me Jean-Paul Teissonnière, un autre avocat de Murielle Bolle.

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La justice soupçonne Murielle Bolle d’avoir participé à l’enlèvement

En 1984, Murielle Bolle avait accusé en garde à vue son beau-frère Bernard Laroche d’avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Laroche avait été incarcéré puis relâché avant d’être tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.

Trois décennies plus tard, la justice soupçonne cette femme de 48 ans d’avoir participé à l’enlèvement et soutient que sa rétractation s’explique par des violences familiales subies à l’époque, ce qu’elle conteste. Elle a été mise en examen pour « enlèvement de mineur suivi de mort » le 29 juin dernier.