Béziers: Robert Ménard jugé en appel ce mercredi pour ses propos sur les «enfants musulmans»

JUSTICE Deux déclarations, sur Twitter et sur LCI, sont dans le collimateur de la justice...

Nicolas Bonzom

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Robert Ménard.
Robert Ménard. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Robert Ménard l’élu est poursuivi pour un tweet et une interview sur LCI.
  • Il sera jugé ce mercredi devant la Cour d’Appel de Paris pour provocation à la haine.
  • En première instance, le maire d’extrême-droite de Béziers (Hérault) a écopé de 2.000 euros d’amende.

Robert Ménard est de retour devant le tribunal. Le maire d’extrême-droite de Béziers (Hérault) sera jugé ce mercredi devant la Cour d’Appel de Paris pour provocation à la haine. En première instance, il avait écopé de 2.000 euros d'amende, et avait fait appel.

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Deux de ses déclarations l’avaient conduit devant la justice. La première, sur son compte Twitter, le 1er septembre 2016 : « #rentreedesclasses : La preuve la plus éclatante du grand Remplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe… ».

Des propos sur les « enfants musulmans »

Quatre jours plus tard, le 5 septembre 2016, il avait poursuivi sur LCI : « Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans. Évidemment que c’est un problème. Il y a des seuils de tolérance (…) », soulignait le maire de Béziers.

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Dans un communiqué, la Maison des Potes-Maison de l’égalité espère que la Cour d’appel prononcera « une peine inéligibilité, parce que la provocation à la haine raciste est totalement incompatible avec le préambule de la constitution de 1946 et en conséquence une personne condamnée pour un tel délit ne peut conserver ses fonctions d’élu de la République, ni se présenter aux élections », met en avant l’association. Pour Samuel Thomas, son vice-président, la peine en première instance était « dérisoire »