Le rappeur Fianso condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir bloqué l'A3

JUSTICE Pour tourner un clip, le rappeur Fianso avait bloqué un segment de l’A3 au niveau du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis…

C.Po.

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Fianso dans son clip «Tako»
Fianso dans son clip «Tako» — Capture d'écran

Près de dix mois après bloqué un segment de l’autoroute A3 à hauteur du Blanc-Mesnil pour y tourner son clip Toka – visionné 32 millions de fois sur YouTube –, le rappeur Fianso a été condamné ce lundi à quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d’amende pour « entrave à la circulation ».

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Lors de l’audience qui s’était tenue fin janvier, Sofiane Zermani, de son vrai nom, n’avait pas cherché à nier les faits. Il avait néanmoins assuré que ce tournage était totalement improvisé. Selon sa version, le clip devait, à l’origine, être tourné dans un garage loué pour l’occasion à Bobigny mais les embouteillages et la lumière déclinante l’ont contraint de revoir le plan initial pour ne pas perdre une journée de tournage. « Je crois que je n’avais pas mesuré les conséquences de mes actes », avait-il assuré au tribunal. La procureure avait requis quatre mois de prison avec sursis à son encontre, mettant en avant le danger que pouvaient représenter ce tournage sur l’ordre public ainsi que l’influence du rappeur.

Relaxé pour un clip

Le rappeur a, en revanche, été elaxé pour un second clip, Pégase, tourné dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois. Une large partie de la procédure avait été annulée au printemps pour un vice de procédure si bien que le dossier était pratiquement vide. Lors du procès, Fianso avait expliqué qu’il faisait des photos avec des amis, qui lui serviraient d’inserts – de courtes séquences – pour son clip lorsqu’une foule s’était massée autour de lui. Peu convaincue, la procureure avait requis trois mois de prison ferme à son encontre.