Nice: D’autres victimes potentielles pour le prêtre accusé d’attouchements sexuels

FAITS DIVERS Au moins une plainte a été déposée pour des faits prescrits, d’autres pourraient ne pas l’être…

Mathilde Frénois

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Illustration église.
Illustration église. — G . VARELA / 20 MINUTES

Un prêtre interdit d’activités en relation avec des enfants. Une enquête menée depuis plus d’un an. Et plusieurs victimes présumées. À Nice, les investigations sur de possibles agressions sexuelles sur mineurs avancent.

En plus de la plainte déjà déposée par un homme de 41 ans révélée par France 3 Côte d’Azur, plusieurs autres signalements ont été enregistrés par les enquêteurs, a expliqué ce lundi le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre.

Il y a un an, le parquet a reçu « un certain nombre d’indications de la part de personnes déclarant avoir été victimes d’actes à caractère sexuel, alors qu’elles étaient scolarisées, de la part de leur aumônier », précise-t-il. Des faits qui se seraient déroulés au sein de l’institution Stanislas à Nice, a confirmé le procureur.

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« On peut aller très loin en arrière »

« Une enquête a été ouverte, elle est actuellement en cours. Elle consiste à rechercher la réalité de ces faits qui sont anciens et à reconstituer le parcours de la personne en cause, dit le procureur. il était en fonction dans l’établissement depuis très longtemps : on est plutôt sur une période de trente ans. Donc ça peut concerner un très grand nombre de victimes potentielles. » Et des faits pas forcément prescrits.

« Les délais de prescription, quand les victimes sont mineures, ne commencent qu’à leur majorité. Pour les faits les plus graves, ils vont jusqu’à vingt ans, pointe-t-il. On peut aller très loin en arrière. Il y a certainement des faits qui sont prescrits aujourd’hui, et un certain nombre qui ne l’est pas. »

Le temps de l’enquête, le prêtre a été écarté de ses activités auprès des enfants. « Quand les éléments de soupçons sont de cette nature-là, il n’y a aucun risque à prendre pour les enfants. Une relation entre l’autorité judiciaire et l’autorité administrative est établie, laquelle peut prendre, et c’est ce qu’il s’est passé, des décisions interdisant à des personnes d’avoir des activités en relation avec des enfants. » L’enquête a été confiée à la sûreté départementale.