VIDEO. Affaire Fiona: «Fiona ne reviendra jamais», sanglote Cécile Bourgeon à son procès en appel

JUSTICE En 2016, elle avait écopé de cinq ans de prison mais avait été acquittée du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner...

20 Minutes avec AFP

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Les dossiers de la disparition de la petite Fiona au procès en appel de sa mère et de son beau-père, au Puy-en-Velay.
Les dossiers de la disparition de la petite Fiona au procès en appel de sa mère et de son beau-père, au Puy-en-Velay. — Thierry Zoccolan / AFP

Larmes de crocodile ou remords véritables ? Au deuxième jour du procès en appel de l’affaire Fiona devant les assises de la Haute-Loire, la mère de la fillette a dit vouloir se recueillir dans un lieu à la mémoire de Fiona, étant toujours incapable de se souvenir du lieu où elle a été enterrée.

« Depuis le début du procès, je ne fais que des tentatives de suicide. Si (après sa libération), je me retrouve dans un appartement, je vais prendre des chambres pour (mes enfants) et pour Fiona. Je veux un endroit pour me recueillir. Mais ma psychologue me dit que Fiona ne reviendra jamais ! », a gémi dans un flot spontané de paroles  Cécile Bourgeon, en proie aux tremblements.

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« Personne ne m’a aidée. Je suis seule, je n’y arrive pas il n’y a que ma tête, je veux de l’aide pour essayer de me rappeler » du lieu de la sépulture, a ensuite sangloté l’accusée au teint livide en triturant un mouchoir en papier entre ses mains.

La violence de Berkane Makhlouf

Cécile Bourgeon s’est montrée consciente que ce procès, le troisième dans cette affaire, était « le dernier moment » pour s’exprimer. Le premier procès, en 2016 à Riom, n’avait pas permis de faire la lumière sur la mort de Fiona, que l’ancien couple dit avoir enterrée dans la nuit du 12 au 13 mai 2013 dans une forêt des alentours de Clermont-Ferrand mais dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Les deux anciens toxicomanes s’étaient rejeté la faute ou avaient avancé l’hypothèse d’un accident. Questionnée à la suite du témoignage d’une ex-compagne de Berkane Makhlouf qui a expliqué avoir vécu « un enfer » à ses côtés, « comme elle », la mère de Fiona a confirmé une nouvelle fois à la barre le comportement violent de son ex-compagnon. « Il y a des moments où il ne se contrôle plus du tout », a assuré la jeune femme.

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Berkane Makhlouf avait écopé de 20 ans de réclusion pour avoir porté des coups fatals à Fiona, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

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Cécile Bourgeon avait, elle, été condamnée en novembre 2016, à Riom devant les assises du Puy-de-Dôme, à cinq ans de prison pour avoir menti des mois durant en faisant croire à un enlèvement de l’enfant. Mais contre l’avis du parquet, elle avait été acquittée du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Le verdict est attendu le 9 février.