Attentat de Nice: L'ancien porte-parole de l'association de victimes jugé en appel pour escroquerie

DETOURNEMENT Vincent Delhomel, qui était secrétaire général de Promenade des anges, est poursuivi pour avoir détourné près de 10 000 euros…

F.Bi.
— 
Vincent Delhomel, ex-porte parole de Promenade des Anges, dans le palais de justice de Nice.
Vincent Delhomel, ex-porte parole de Promenade des Anges, dans le palais de justice de Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Condamné à un an de prison ferme, l’ancien porte-parole de l’association de victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, avait fait appel.
  • Vincent Delhomel avait notamment été reconnu coupable d’avoir détourné la recette d’une course caritative et d’avoir perçu le remboursement de notes de frais indues.

Absent aux deux premières audiences, il avait dû être amené au palais de justice de Nice par les policiers, menottes aux poignets. Condamné à dix-huit mois de prison, dont un an ferme en première instance, Vincent Delhomel, l’ex-secrétaire général de Promenade des anges, doit être jugé en appel pour « escroquerie » et « abus de confiance » ce mardi matin à Aix-en-Provence.

>> A lire aussi : L’ancien porte-parole de Promenade des anges condamné à un an de prison pour escroquerie

Incarcéré, l’ancien porte-parole de cette association de victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais avait été reconnu coupable du détournement de 9 910 euros, au total. Des sommes qu’il avait fini par rembourser. Le tribunal correctionnel de Nice l’avait également condamné à verser 5 000 euros au titre du préjudice moral.

Des fonds détournés d’une course caritative

Vincent Delhomel avait notamment empoché 7 300 euros émanant de la recette de l’opération caritative Courir pour nos anges, organisée en parallèle du marathon Nice-Cannes de novembre 2016.

>> A lire aussi : «Il a profité d’une situation». Les victimes de l'attentat de Nice ne décolèrent à propos de l'escroquerie de leur ex-porte-parole

« Ce sont des fonds que j’ai utilisés pour rencontrer les victimes. Ils ont servi à payer les billets d’avion et les dépenses quand j’étais avec les victimes », s’était alors justifié cet homme de 50 ans, fragile psychologiquement et déjà condamné pour exhibition sexuelle.

L’ancien responsable avait également obtenu le remboursement de notes de frais indues, des « dépenses de pures commodités personnelles », s’était agacé la présidente du tribunal correctionnel de Nice. À la barre, il avait finalement reconnu avoir « dérapé ».