Meurtre de Sophie Toscan du Plantier: La décision sur le renvoi aux assises du suspect renvoyée au 1er février

ENQUETE La procédure judiciaire dure depuis plus de vingt ans…

20 Minutes avec AFP

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Photo non datée de Sophie Toscan du Plantier.
Photo non datée de Sophie Toscan du Plantier. — PATRICK ZIMMERMANN / AFP

La cour d’appel de Paris a reporté au 1er février sa décision concernant le renvoi ou non devant les assises du Britannique Ian Bailey, soupçonné du meurtre de Sophie Toscan du Plantier en Irlande en 1996, a-t-on appris ce jeudi auprès des avocats.

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Ian Bailey, 60 ans, avait été renvoyé le 27 juillet 2016 devant la cour d’assises de Paris​ pour le meurtre de l’épouse du producteur de cinéma et ancien patron de Gaumont, Daniel Toscan du Plantier, décédé en 2003. Le journaliste, qui a toujours contesté être l’auteur du crime, avait fait appel.

Frappée à la tête à coups de parpaing

Si un procès devait se tenir, il devrait avoir lieu en l’absence du journaliste : la justice irlandaise a jusqu’à présent refusé sa remise aux autorités françaises, qui ont délivré deux mandats d’arrêt à son encontre en 2010 et 2016, invoquant l’absence de réciprocité entre les deux pays en matière d’extradition.

Sophie Toscan du Plantier avait été retrouvée morte au matin du 23 décembre 1996 en contrebas de sa maison isolée de Schull, un village de la côte sud-ouest de l’Irlande, où elle était venue passer quelques jours avant Noël. Alors âgée de 39 ans, la jeune femme avait été frappée à la tête à coups de parpaing.

Pas de preuve scientifique

Ian Bailey avait rapidement fait figure de suspect : il portait des égratignures sur le visage et les avant-bras, avait évoqué dans ses articles des éléments de l’enquête, notamment sur l’arme du crime, censés être connus uniquement du meurtrier et des policiers, et avait assuré ne pas connaître la victime alors que plusieurs éléments ont démontré le contraire.

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Mais l’état du corps de Sophie Toscan du Plantier, resté dehors recouvert d’une simple bâche pendant 36 heures avant l’arrivée du médecin légiste, n’avait pas permis de relever un éventuel ADN étranger. « Aucune preuve scientifique ne rattache mon client à la scène de crime », a relevé l’avocat de Ian Bailey, Dominique Tricaud.