Pas-de-Calais: Trois ans de prison pour un détenu qui a agressé deux gardiens

JUSTICE L’homme avait frappé les surveillants avec un pied de table en métal…

M.L. avec AFP
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Les deux surveillants ont été agressés dans un couloir de la prison (illustration).
Les deux surveillants ont été agressés dans un couloir de la prison (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Mercredi, le tribunal correctionnel de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, a condamné à trois ans de prison ferme un détenu qui avait violemment frappé deux surveillants à la prison de Longuenesse.

Dans le « quartier de confiance »

Dimanche, peu après 18h, un détenu de 24 ans, qui purge une peine de 15 ans de réclusion pour meurtre, avait frappé une surveillante à l’aide d’un pied de table métallique pesant 1,5 kg. Un collègue de celle-ci, accouru à la rescousse avait, lui aussi, essuyé des coups.

Les faits s’étaient produits dans un couloir de l’établissement, le détenu étant incarcéré dans un quartier de la prison, appelé « quartier de confiance », où les cellules sont ouvertes dans la journée jusqu’à 18h30.

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Souffrant d’une fracture ouverte au coude, le surveillant s’est vu délivrer une incapacité temporaire de travail de 45 jours. Il assistait à l’audience, le bras en écharpe, contrairement à sa collègue, « traumatisée » par cette agression, selon l’avocat de la partie civile.

« Il visait le visage »

Tenant le pied de table des deux mains, le détenu a frappé plusieurs fois avant d’être maîtrisé par d’autres surveillants et détenus. « Il visait le visage. Si je n’avais pas mis mon bras, c’est le visage qui prenait », a témoigné le gardien.

Pendant plusieurs semaines, le mis en cause, qui souffre de troubles psychiatriques, avait dit à des co-détenus sa volonté de s’évader. Il a toutefois nié la préméditation, tout en reconnaissant l’envie de s’évader.

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Retenant la préméditation, le procureur a requis quatre ans de prison, d’autant que le prévenu, assisté d’un avocat, avait été condamné très récemment à deux mois ferme pour une autre agression d’un surveillant.

« Je m’excuse sincèrement. Je n’avais pas à faire ça », a déclaré le prévenu à l’audience, ajoutant que les surveillants étaient « gentils ».