Affaire Grégory: Murielle Bolle demande à son tour à rentrer chez elle

FAITS DIVERS La demande de levée de son contrôle judiciaire sera examinée ce lundi par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon…

H. B. avec AFP

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Granges-sur-Vologne (Vosges), le 21 juin 2017. Murielle Bolle chez elle avant son interpellation.
Granges-sur-Vologne (Vosges), le 21 juin 2017. Murielle Bolle chez elle avant son interpellation. — PATRICK HERTZOG / AFP

Elle aussi veut rentrer chez elle. Après les époux Jacob, Murielle Bolle, personnage clé de l’affaire Grégory, demandera ce lundi à la cour d’appel de Dijon de l’autoriser à rentrer chez elle dans les Vosges, dont elle est tenue éloignée depuis sa mise en examen.

La demande de levée de son contrôle judiciaire sera examinée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon. Le 20 décembre, les magistrats avaient permis aux deux autres suspects de l’affaire, Jacqueline et Marcel Jacob, de se retrouver chez eux dans les Vosges après six mois de séparation dans le cadre de leur contrôle judiciaire.

Hébergée dans la Nièvre, elle pointe deux fois par semaine auprès des forces de l’ordre

Murielle Bolle a été placée sous strict contrôle judiciaire début août, avec obligation de résider loin de son domicile. Hébergée dans la Nièvre, il lui est interdit de rentrer en contact avec la presse ou les protagonistes du dossier, mais elle peut voir son compagnon et ses enfants. Elle pointe deux fois par semaine auprès des forces de l’ordre.

« Je ne vois pas ce qui pourrait s’opposer à la levée totale du contrôle judiciaire de ma cliente, qui n’a jamais été réentendue depuis six mois et rien n’est rentré dans le dossier la concernant », estime l’un de ses avocats, Me Christophe Ballorin.

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Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen à la fin juin. En 1984, alors adolescente, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, du rapt du garçon de 4 ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter. Trois décennies plus tard, la justice la soupçonne désormais d’avoir participé au rapt mortel de l’enfant, tout comme les époux Jacob, tous deux septuagénaires aujourd’hui et qui auraient été les « corbeaux » de l’affaire. Des soupçons rejetés en bloc par la défense.