VIDEO. Le rappeur Fianso jugé pour avoir bloqué l’A3 pour le tournage d'un clip

PROCES Le rappeur du Blanc-Mesnil comparaît ce lundi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour deux clips tournés sans autorisation…

C.Po.

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Le rappeur Fianso buvant un coup sur l'A3.
Le rappeur Fianso buvant un coup sur l'A3. — Capture d'écran / Youtube
  • Fianso est jugé ce lundi après-midi pour « entrave à la circulation » après avoir tourné deux clips sans autorisation.
  • Le rappeur risque deux ans d’emprisonnement et 4.500 euros d’amende.

C’est presque devenu sa marque de fabrique mais la pratique n’est pas sans risque. Ce lundi, le rappeur à succès Fianso, Sofiane Zermani de son vrai nom, comparaît devant le tribunal correctionnel de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour « entrave à la circulation » après avoir tourné deux clips sans autorisation, l’un sur l’autoroute, l’autre dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois. Le premier a été visionné plus de 32 millions de fois sur Youtube, le second, six millions. Un véritable succès qui pourrait néanmoins lui coûter jusqu’à deux ans de prison et 4.500 euros d’amende. « Il est combatif et serein, il attend de pouvoir s’expliquer », confie son avocat, Me Steeve Ruben.

Le premier clip, tourné sur l’autoroute A3 à hauteur du Blanc-Mesnil, l’avait directement fait passer de la rubrique musique des magazines à celle des faits divers. Le 6 avril 2017, le rappeur, aujourd’hui âgé de 33 ans, bloque pendant près de quatre minutes la circulation car, chante-t-il, « boire un café sur l’autoroute, ça n’a pas de prix ». Ce sont les premières minutes de son clip : plusieurs voitures ralentissent jusqu’à stopper totalement le trafic. Le chanteur descend du véhicule, s’installe autour d’une table de bistrot et savoure son mug de café.

>> A lire aussi : Après la polémique autour de son clip tourné sur l'A3, on a pu parler musique avec Sofiane

Clip sauvage, max de clics

Moins de trois semaines plus tard, rebelote. Cette fois, le clip Pégase est tourné au cœur de la cité des 3.000 avec une centaine de figurants. Une nouvelle fois, aucune autorisation n’a été déposée. Ce sont sur les images des caméras de vidéosurveillance que les policiers observent un attroupement. Dans cette affaire, qui devait à l’origine faire l’objet d’une comparution immédiate, une partie de la procédure dont la perquisition durant laquelle les autorités avaient saisi une arme de poing et quelques grammes de cannabis, a été annulée par le tribunal pour vice de forme.

Malgré ces affaires en cours, le rappeur du Blanc-Mesnil ne semble pas pour autant prêt à abandonner une recette gagnante. En décembre, il a été une nouvelle fois interpellé sur le tournage d’un clip, à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.