Rhône : Six mois de prison requis à l’encontre de deux-sages-femmes après la mort d’un nouveau-né

JUSTICE La justice s'est penchée lundi sur la mort, à la naissance de Maëlle, survenue le 12 juillet 2008 à l'hôpital de Givors...

E.F.

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Le procès a eu lieu lundi au tribunal correctionnel de Lyon. Illustration.
Le procès a eu lieu lundi au tribunal correctionnel de Lyon. Illustration. — E. Frisullo / 20 Minutes

La petite Maëlle est-elle morte à cause de la négligence du personnel hospitalier ? Six mois de prison ont été requis lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon à l’encontre de deux sages-femmes, poursuivies par la justice après la mort d’un nouveau-né survenue à la naissance le 12 juillet 2008 à l’hôpital de Givors (Rhône).

Ce jour-là, Maëlle, née par césarienne, était sortie du ventre de sa mère en état de mort apparente. Malgré les tentatives de réanimation, le nourrisson était décédé d’une anoxie aiguë consécutive à une rupture utérine. Après une première plainte classée sans suite, les deux sages-femmes, présentes au moment de l’accouchement, et l’hôpital ont été renvoyés devant la justice pour « homicide involontaire ».

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Un accouchement à risque

Les deux rapports d’expertises réalisés après la mort du nouveau-né pointent plusieurs négligences qui ont conduit à la mort de Maëlle, relate ce mercredi Le Progrès. Sachant pourtant qu’il s’agissait d’un accouchement à risque, les deux sages-femmes auraient manqué de vigilance concernant la baisse du rythme cardiaque observée sur le fœtus. Elles auraient alors tardé à appeler l’obstétricien de garde. Lorsque l’urgence de la situation aurait finalement été prise en compte, l’hôpital aurait mis trop de temps à organiser la césarienne.

Au cours du procès, les avocats de la défense ont contesté les expertises tout comme le fait que les fautes présumées du personnel aient pu avoir un lien direct avec la mort du bébé. Convaincu qu’une accumulation de négligences est à l’origine du décès de Maëlle, le procureur de la République a également requis un an d’interdiction d’activité à l’encontre des sages-femmes et 20 000 euros d’amende à l’encontre de l’hôpital.

Le jugement doit être rendu le 26 février.