Nice: Il séduisait en se faisant passer pour un mannequin, un violeur «par surprise» renvoyé aux assises

TROMPERIE SUR LA MARCHANDISE Cinq femmes, piégées par cet homme qui s'inspirait du livre 50 nuances de Grey, ont engagé des poursuites...

F.B.

— 

Illustration facebook sur un ordinateur/ FRANCK LODI/SIPA
Illustration facebook sur un ordinateur/ FRANCK LODI/SIPA — SIPA

La photo présentée ne lui ressemblait pas (et de loin). Un Niçois de 70 ans qui utilisait une fausse identité pour séduire des femmes et coucher avec elles va être renvoyé aux assises, selon une information de RMC. Il est accusé de « viol par surprise » sur trois d’entre elles, pour des faits qui remontent à 2009, 2014 et 2015.

>> A lire aussi : Il se faisait passer pour un mannequin pour coucher avec ses victimes

Pour les attirer dans son lit, l’Azuréen, bedonnant et dégarni, se faisait passer pour un top model sur plusieurs sites de rencontres, en ayant préalablement volé une photo sur Internet. Il s’était créé des faux profils sur Twitter et Facebook, au nom d’Anthony Laroche. Il proposait ensuite à ses victimes des rapports sexuels, inspirés du livre 50 nuances de Grey, dans l’obscurité et les yeux bandés. Sans négociation possible.

« Un vieil homme voûté, à la peau fripée »

« J’y ai cru jusqu’au bout, confie l’une des plaignantes, selon des propos rapportés par RMC. J’étais fragile ». Après l’acte sexuel, les femmes abusées découvraient « un vieil homme voûté, à la peau fripée ».

L’une d’elle explique encore s’être sentie « salie, violée » mais aussi « honteuse d’avoir été manipulée ». « Je n’ai jamais donné mon consentement à cet homme-là, je l’avais donné à Anthony Laroche », indique-t-elle.

Sur 24 femmes dupées, cinq ont engagé des poursuites

Au total, le suspect était en contact avec 342 femmes sur toute la France. Les enquêteurs ont établi que 24 femmes s’étaient rendues chez cet homme, dont 5 ont déposé plainte. Les autres n’ont pas engagé de poursuites.

« Après deux ans d’instruction, ce renvoi devant la cour d’assises est une victoire pour les plaignantes. Mes clientes sont pour la première fois reconnues comme victimes par la justice », estime Mohamed Maktouf, avocat des parties civiles, cité par RMC.