Enseignant soupçonné de viol en Côte d'Or: Un rapport met en cause un proche de la victime

ENQUETE Des analyses mettent en cause un proche de la victime...

C. Ape.
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Photo d'illustration de dossiers de la justice
Photo d'illustration de dossiers de la justice — VALERY HACHE / AFP

Un instituteur de Genlis, en Côte-d’Or, a été accusé à tort d’avoir violé une fillette en novembre 2016, avant d’être innocenté en novembre dernier. L’homme, aujourd’hui placé sous le statut de témoin assisté, espère à présent obtenir un nom lieu, indique BFMTV.

L’avocat de l’instituteur a saisi un expert gynécologique et va remettre à la justice un document tendant à prouver que la petite fille de 4quatre ans aurait en réalité été abusée par un membre de sa propre famille, rapporte de son côté RTL.

L’expert gynécologique, chef de clinique parisien, a mentionné dans son rapport la présence de deux taches de sperme et de sang mêlés sur la culotte de l’enfant.

Le sperme d’un proche de la victime identifié

Fin mars, déjà, un expert avait découvert une tache de sperme sur la culotte de la petite fille. Après analyse, il s’était avéré que l’ADN présent correspondait à celui d’un membre de la famille de l’enfant. Lors de son audition, le proche de la petite fille a nié les faits, évoquant un « transfert secondaire » de son sperme sur la culotte en raison d’un mélange de vêtements.

L’expert gynécologique sollicité par l’avocat de l’instituteur confirme aujourd’hui que les taches présentes sur la culotte de la victime ne peuvent pas s’être mélangées par contact entre vêtements.

Au micro de RTL, maître Claude Llorente a expliqué avoir écrit un courrier au procureur et aux magistrats de Dijon pour dénoncer la non-exploitation des éléments apportés par le conseil de l’instituteur. Mais l’avocat a également alerté la justice alors que la petite fille vit toujours sous le même toit que le proche.