Attentat de la rue Copernic: Le parquet fait appel du non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab

ENQUETE L’appel du parquet n’est pas suspensif et ne remet donc pas en cause à ce stade sa remise en liberté…

20 Minutes avec AFP
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Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic, le 24 mai 2016 à Paris.
Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic, le 24 mai 2016 à Paris. — BERTRAND GUAY / AFP

Le parquet de Paris va faire appel de l'ordonnance de non-lieu rendue ce vendredi en faveur d'Hassan Diab, a-t-on appris de source judiciaire.

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Il était l’unique suspect de l’attentat à la bombe devant la synagogue de la rue Copernic, le premier à frapper mortellement la communauté juive en France depuis la Libération, et qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980.

« Hassan Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période »

Plus tôt dans la journée, les juges avaient ordonné la « mise en liberté immédiate » du Libano-Canadien de 64 ans, après plus de trois ans en détention provisoire. Dans leur ordonnance rendue contre l’avis du parquet qui avait requis fin novembre le renvoi d’Hassan Diab devant les assises, les magistrats estiment que « les charges pouvant être retenues contre lui ne sont pas suffisamment probantes » et « se heurtent à trop d’éléments à décharge », d’après cette source.

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« Un certain nombre d’éléments (..) permettent d’estimer qu’Hassan Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période » et ne pouvait donc ni avoir confectionné ni posé l’engin explosif, caché sur une moto, ont conclu les investigations selon les magistrats.

Il avait été extradé en novembre 2014 du Canada

Diab a toujours affirmé qu’il était à Beyrouth au moment des faits pour passer ses examens à la faculté. « Les documents de l’université libanaise » et « les témoignages de plusieurs étudiants » ont corroboré sa version, soulignent les juges.

L’enquête, l’une des plus anciennes à Paris, avait attribué l’attentat, non revendiqué, au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d’une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab en 1999. Extradé en novembre 2014 du Canada, ce professeur d’université en sociologie avait été mis en examen et placé en détention provisoire.

Une longue bataille judiciaire

Depuis plusieurs mois, son cas est au coeur d’une bataille judiciaire entre le parquet et les juges. Ces derniers, faisant déjà part de leurs doutes quant à sa présence en France à l’époque, avaient demandé à plusieurs reprises sa remise en liberté, avec assignation à résidence et port d’un bracelet électronique. Mais à chaque fois, le ministère public avait fait appel et la cour d’appel avait décidé de prolonger sa détention.

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Le 29 novembre, le parquet de Paris avait requis son renvoi devant la cour d’assises spéciale de Paris, seule habilitée à juger les crimes terroristes. Il s’appuyait notamment sur des notes des renseignements, des expertises graphologiques et la ressemblance de Diab avec des portraits-robots réalisés à l’époque.