Djihadistes françaises en Syrie: «Si les droits de leur défense sont assurés», «elles seront jugées là-bas», annonce Griveaux

DAESH Les combattantes françaises seront jugées dans le Kurdistan syrien si les « institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable »…

20 Minutes avec AFP

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Djihadistes défilant dans Raqqa, en Syrie, en janvier 2014.
Djihadistes défilant dans Raqqa, en Syrie, en janvier 2014. — SIPA

Le gouvernement français a tranché. Les femmes djihadistes françaises arrêtées dans le « Kurdistan syrien » seront « jugées là-bas » si les « institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable » avec des « droits de la défense respectés », a déclaré ce jeudi le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux.

Si « dans la partie kurde de la Syrie, dans le Kurdistan syrien », « il y a des institutions judiciaires qui sont en capacité d’assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés, elles seront jugées là-bas », a déclaré Benjamin Griveaux sur RMC et BFMTV.

Emilie König aurait été arrêtée « en combattant »

« Quel que soit le crime qui ait été commis, même le plus abject, il faut que la défense puisse être assurée pour des ressortissants français à l’étranger ». « Il faut en avoir l’assurance », a également déclaré le porte-parole du gouvernement.

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Emilie König, figure de la mouvance djihadiste française détenue par les forces kurdes en Syrie, demande son rapatriement aux autorités françaises, « qui ont l’obligation de la juger », selon son avocat. Evoquant son cas ainsi que celui d’autres Françaises dans des circonstances similaires, Benjamin Griveaux a indiqué : « C’est les informations à l’heure actuelle dont on dispose : qu’elles ont été arrêtées, et a priori qu’elles ne se sont pas rendues d’elles-mêmes, qu’elles ont été arrêtées en combattant. »

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D’après une source proche du dossier, une trentaine de djihadistes français ont été arrêtés par les forces kurdes et les Irakiens. Le cas des femmes et de leurs enfants est le plus épineux, et Emmanuel Macron a assuré en novembre que leur sort serait examiné au « cas par cas ».