Eure-et-Loir: Un anesthésiste reconnu responsable de la mort d'un enfant de deux ans

ERREUR MEDICALE Un petit garçon de 28 mois est décédé en 2011 à la suite d’une opération bénigne…

20 Minutes avec agence

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Un anesthésiste a été reconnu responsable de la mort en 2011 d'un enfant âgé de deux ans (illustration).
Un anesthésiste a été reconnu responsable de la mort en 2011 d'un enfant âgé de deux ans (illustration). — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Opéré en raison d’une inflammation du pénis qui nécessitait une circoncision, un enfant de 28 mois est finalement décédé dans une clinique de Mainvilliers (Eure-et-Loir), en mars 2011. Un anesthésiste de 46 ans vient d’être reconnu responsable par le tribunal de Chartres, relaye L'Echo Républicain.

Le docteur Alain Olinga a été condamné à six mois de prison avec sursis et 8.000 euros d’amende. Mais il n’a pas reçu d’interdiction d’exercer.

Des manquements relevés

« J’ai fait ce que je devais faire. Le seul reproche qu’on peut me faire, c’est de ne pas être resté assez longtemps avec l’enfant pour vérifier qu’il recommençait à respirer normalement », a clamé le docteur à la barre.

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Des experts ont pourtant relevé plusieurs erreurs imputables au professionnel, confirmées par l’Agence régionale de santé (ARS) et le conseil de l’ordre des médecins. Selon ses pairs, l’anesthésie générale était une méthode trop lourde pour une opération de ce type et un enfant en bas âge.

En arrêt cardiaque

Le garçon a été retrouvé en arrêt cardiaque. La surveillance de l’anesthésiste n’aurait pas été suffisante. Ce sont les deux infirmières et l’aide-soignante qui veillaient sur l’enfant qui ont donné l’alerte quand elles se sont rendu compte qu’il avait du mal à se réveiller.

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Un autre anesthésiste est alors intervenu en plaçant le garçon sous respirateur artificiel. Cependant, le docteur mis en cause a décidé de le retirer juste après. « Je ne comprenais pas pourquoi il s’arrêtait de respirer. Pour moi, c’était un mystère, et je voulais comprendre », a-t-il déclaré. Sauf qu’il n’est pas resté à son chevet. Placé à nouveau sous respirateur artificiel après l’aggravation de son état, le petit garçon est finalement décédé.