Hayange: Le maire FN contraint de rétablir le gaz et l'électricité au Secours populaire

POLEMIQUE Le local du Secours populaire dans cette commune frontiste de Moselle est privé depuis un an d'électricité et de gaz...

A.I. avec AFP

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Un entrepôt du Secours populaire français. Illustration
Un entrepôt du Secours populaire français. Illustration — M.LIBERT/20 MINUTES

Nouvel épisode dans le conflit opposant le Secours populaire français et la municipalité Front national de Hayange. Mardi, un juge des référés du tribunal de grande instance de Thionville a ordonné à la commune frontiste mosellane (en Lorraine) de rétablir le gaz et l’électricité, dont est privé depuis un an le local du Secours populaire.

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Le tribunal a également contraint la municipalité de Fabien Engelmann (FN) à réinstaller l’enseigne de l’association, et à s’acquitter d’une astreinte de 500 euros par jour en cas de non-respect de la décision. « On va pouvoir continuer à travailler dans des conditions normales », s’est réjouie la présidente de la section locale du Secours populaire, Anne Duflot-Allievi.

Le maire veut faire appel de la décision de justice

Le conflit entre la municipalité et l’association dure depuis plus d’un an. Le maire frontiste Fabien Engelmann demande l’expulsion du Secours populaire, l’accusant d’être dans l’illégalité, ne disposant pas d’un bail officiel pour occuper les locaux. Ces derniers étaient mis à disposition par la ville depuis plus de dix ans, selon un bail oral établi pendant un conseil municipal avant l’arrivée du FN, dixit l’association.

Le Secours populaire avait été mis en demeure par la mairie pour être « une succursale du Parti communiste ». Les responsables de l’association avaient alors décidé de ne pas rendre les clés de leur local.

Mardi, le maire jugeait donc cette décision du tribunal « décevante » et a déjà annoncé son intention de faire appel. « C’est un appel au squat, a-t-il réagi. En France, on a le droit d’occuper dans l’illégalité les locaux d’une commune et c’est les contribuables et la collectivité qui doivent payer le gaz, l’électricité, l’eau pour une association politisée qui fait de la propagande pro-migrants ».