Béziers : Robert Ménard ne pourra (toujours pas) ficher les chiens

JUSTICE Le tribunal administratif de Montpellier a, de nouveau, rejeté l’identification génétique des chiens imposée par un arrêté de Robert Ménard…

N.B. avec AFP

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Illustration d'un chien noir.
Illustration d'un chien noir. — SUPERSTOCK / SIPA

Les décisions de justice à l’encontre du maire de Béziers se succèdent, et ne se ressemblent pas. Après l’affaire de la crèche de Noël dans le hall de la mairie, mardi, le tribunal administratif de Montpellier a à nouveau rejeté l’identification génétique des chiens imposée par un arrêté de Robert Ménard.

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L’élu d’extrême droite avait déclaré la guerre au mois d’avril 2016 aux déjections canines en fichant les chiens de la commune, avec des prélèvements ADN. L’objectif : verbaliser les maîtres de ces chers toutous, même lorsqu’ils ne sont pas pris en flagrant délit.

Pas d’amende en 2018

Un premier arrêté avait été suspendu en 2016, aussi bien en première instance à Montpellier qu’en appel à Marseille. Le maire avait alors pris un nouvel arrêté le 14 mars 2017, prescrivant aux détenteurs de chiens circulant dans un certain périmètre de la ville de prendre leurs dispositions pour permettre l’identification génétique de leur animal sous peine de se voir infliger une amende dès janvier 2018.

La préfecture de l’Hérault avait à nouveau demandé l’annulation de ce second texte. Mardi, le tribunal administratif lui a donné raison. De son côté, la mairie de Béziers a estimé que dans cette affaire « l’Etat poursuiv[ait] sa guerre contre Béziers ».