Périgueux: L'employée communale écrivait des lettres enflammées à un garçon de 9 ans

JUSTICE Cette ancienne employée à la surveillance de la cantine et de la récération de l'école de Bassilac (Dordogne) comparaissait mercredi pour agressions sexuelles sur un garçon de 9 ans...

M.B.

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Illustration justice.
Illustration justice. — M.LIBERT/20 MINUTES

Le tribunal correctionnel de Périgueux (Dordogne) a condamné mercredi une ancienne employée à la surveillance de la cantine et de la récréation de l’école de Bassilac, à quatre mois de prison avec sursis et l’a inscrite au fichier national des délinquants sexuels. Elle était poursuivie pour des agressions sexuelles sur un enfant de 9 ans, en 2013, alors qu’elle avait à l’époque 29 ans, rapporte Le Parisien.

En décembre 2013, Magali et son époux avaient découvert 23 lettres cachées dans un tiroir dans la chambre de leur fils Nathan*. Remontant pour certaines à plus de neuf mois, elles émanaient de cette employée communale, Laëtitia J.

Quasiment mutique à la barre du tribunal

« La façon que tu as d’embrasser, quel bonheur ! » ; « Je ferais n’importe quoi pour voler un autre baiser de toi » ; « J’ai envie de t’embrasser devant tout le monde »… La nature de la correspondance ne laisse planer aucun doute. Mais il faudra un an au petit garçon pour s’en ouvrir à ses parents. Nathan leur décrit alors comment la trentenaire l’a entraîné derrière une petite cabane et l’y a « embrassé avec la langue » en lui faisant caresser sa poitrine.

A la barre du tribunal, mercredi, Laetitia J. est restée quasiment mutique tout le long de l’audience, n’apportant que peu d’explications à cette situation. « Non » ou « Je ne sais pas », se contente de répondre cette mère de deux enfants.

Nathan, aujourd’hui âgé de 14 ans, a dû, lui, quitter l’enseignement classique à cause d’une phobie scolaire développée après les faits et d’une « perte de confiance dans les adultes », détaille son père. Un père qui expliquera ne « pas vouloir de mal » à l’employée communale, qui souffre de carences affectives. « Mais je ne veux pas qu’elle en fasse à d’autres, même involontairement. »

*Le prénom a été modifié