Nancy: Prison avec sursis requise contre deux employées d'une mutuelle jugées pour avoir détourné plus de 600.000 euros

PROCES Des peines de dix-huit mois et deux ans de prison avec sursis ont été requises mercredi à l'encontre de deux anciennes employées d'une mutuelle jugées par le tribunal correctionnel de Nancy...

A.I. avec AFP

— 

Nancy: Prison avec sursis requise contre deux employées d'une mutuelle jugées avoir détourné plus de 600.000 euros (Illustration)
Nancy: Prison avec sursis requise contre deux employées d'une mutuelle jugées avoir détourné plus de 600.000 euros (Illustration) — M.LIBERT/20 MINUTES

La période retenue pénalement ne porte que sur les années 2012 à 2016. Mais le début du détournement daterait de 2006-2007 selon une des prévenues voire depuis 15 ans pour l’avocate de la mutuelle. Le montant total des sommes détournées, grâce à de fausses factures d'hospitalisation, pourraient alors atteindre 650.000 euros.

Mercredi au tribunal correctionnel de Nancy, deux femmes – une secrétaire administrative et une aide-comptable âgées de 57 ans et 58 ans — étaient jugées car suspectées d’avoir détourné près de 100.000 euros pour l’une et 150.000 euros pour l’autre au préjudice de la mutuelle de l'usine Solvay, à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle).

Jugement le 12 janvier

Des peines de dix-huit mois et deux ans de prison avec sursis ont été requises à l’encontre de deux anciennes employées, qui s’étaient dénoncées en avril 2016. Assorties de l’obligation d’indemniser la mutuelle, en cours de liquidation. Le jugement sera rendu le 12 janvier.

Le détournement a débuté à la faveur d’un trop perçu envoyé par un établissement hospitalier. Les premiers chèques émis concernaient « des petites sommes, pas tous les mois » jusqu’à atteindre un montant proche de 3.000 euros mensuels, a relevé le président du tribunal correctionnel.

« C’était devenu une institution, toutes les troisièmes semaines du mois je faisais un chèque pour moi et les quatrièmes semaines pour ma collègue », a raconté aux enquêteurs l’une des prévenues. Les souches des chèques volés étaient déchirées et des fausses factures établies.