Orléans: Un père condamné après avoir déversé de l’essence autour du lit de son fils et menacé de mettre le feu

MALTRAITANCE Cet homme de 28 ans a tyrannisé ses deux enfants mais aussi sa femme, enceinte de 8 mois…

20 Minutes avec agence

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Un homme a été condamné à Orléans pour avoir menacé de mettre le feu au domicile familial (illustration).
Un homme a été condamné à Orléans pour avoir menacé de mettre le feu au domicile familial (illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Un père de famille de 28 ans a été condamné ce mercredi à cinq ans et demi de prison par le tribunal d’Orléans pour avoir infligé de multiples punitions à ses deux enfants. Dans la nuit du 21 au 22 novembre, il avait notamment déversé de l’essence autour du lit de son fils de 6 ans et a menacé de mettre le feu, rapporte La République du Centre.

Quatre années de souffrance

Une fois de plus, ce soir-là, il avait bu, en grande quantité, avant de rentrer dans son domicile de Beaugency (Loiret). Après avoir menacé de faire brûler le foyer familial, il a obligé sa femme et ses enfants à monter dans sa voiture pour les conduire chez leur grand-mère alors qu’il était en état d’ébriété et qu’il n’a plus de permis.

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Une fois arrivé chez sa belle-mère, il a de nouveau exprimé son souhait de faire brûler la maison. Ces incidents sont le triste épilogue de quatre années de souffrances pour les membres de sa famille. Gifles à répétition, punitions dans lesquelles les enfants se retrouvent nus et autres sévices étaient le lot quotidien de cette petite fille et de son frère.

Un casier déjà chargé

Loin d’être épargnée, sa femme, enceinte de huit mois, devait aussi s’incliner devant les règles de son mari : fouille du téléphone, interdiction de voir des amis, maltraitances psychologiques.

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Devant le tribunal correctionnel, le père de famille a déclaré : « C’est l’alcool ! Tant que je ne serai pas soigné, ça recommencera forcément ». Un argument qui n’a pas convaincu les magistrats puisqu’il a écopé de 4 ans de prison, plus 18 mois provenant de la révocation de deux sursis antérieurs. L’homme avait, en effet, déjà 16 mentions sur son casier judiciaire.