Deux mineures jugées à Paris pour avoir proféré des menaces d'attentats sur Facebook

JUSTICE Pour le parquet de Paris, il s’agissait avant tout d’un « projet intellectuel »…

20 Minutes avec AFP

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Des policiers en patrouille sur l'avenue des Champs-Elysées, le 21 avril 2017.
Des policiers en patrouille sur l'avenue des Champs-Elysées, le 21 avril 2017. — AFP

Elles avaient évoqué sur Facebook la possibilité de commettre des attentats. Deux mineures comparaissent à partir de ce mercredi à huis clos devant le tribunal pour enfants de Paris pour association de malfaiteurs terroriste.

Ces deux mineures, âgées de 15 et 17 ans au moment des faits, avaient été mises en examen le 12 mars 2016 par un juge antiterroriste. La plus jeune avait été placée en détention et la seconde sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Quelques jours plus tôt, elles avaient été interpellées par des enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avec deux autres jeunes filles qui, elles, avaient été remises en liberté à l’issue de leur garde à vue.

Avant tout un « projet intellectuel »

Ces quatre adolescentes s’échangeaient des messages sur Facebook dans lesquels elles affirmaient vouloir commettre des attentats « dans des lieux de rassemblement » mais aucun élément matériel n’était venu étayer ces menaces, avait indiqué la police.

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Pour le parquet de Paris, il s’agissait avant tout d’un « projet intellectuel ». « Aucune arme ni substance de nature explosive n’ont été découvertes », avait-il confirmé.

Deux des adolescentes sont sœurs et n’ont jamais rencontré les deux autres protagonistes qui ne se connaissaient pas non plus. Toutes quatre habitaient « dans des villes différentes », selon la police.

Des attentats « semblables à ceux du 13-Novembre »

Les enquêteurs de la DGSI soupçonnaient notamment les jeunes filles d’un projet d’attentat visant une salle de concert parisienne. Elles affirmaient vouloir commettre des attentats « semblables à ceux du 13 novembre », avait expliqué une source policière.

Le procès doit se dérouler jusqu’à jeudi.