Procès du tireur de «Libération»: Abdelhakim Dekhar fait appel de sa condamnation

JUSTICE « La peine paraît excessivement lourde. Il n’y a pas eu mort d’homme », estime son avocat...

20 Minutes avec AFP
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L'enquête sur les tirs à Libération et à la Défense, dont est soupçonné Abdelhakim Dekhar, a rebondi avec la mise en examen vendredi de l'homme qui l'hébergeait à Courbevoie (Hauts-de-Seine) avant les faits et avait aidé la police à le retrouver.
L'enquête sur les tirs à Libération et à la Défense, dont est soupçonné Abdelhakim Dekhar, a rebondi avec la mise en examen vendredi de l'homme qui l'hébergeait à Courbevoie (Hauts-de-Seine) avant les faits et avait aidé la police à le retrouver. — Préfecture de police de Paris

Abdelhakim Dekhar, « le tireur de Libé », condamné vendredi aux assises pour deux tentatives d’assassinat à 25 ans de réclusion criminelle, a décidé de faire appel de ce verdict, a annoncé ce mardi son avocat, Hugo Lévy.

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« La peine paraît excessivement lourde. Il n’y a pas eu mort d’homme », a déclaré Hugo Lévy. La condamnation, assortie d’une période de sûreté des deux tiers, est tombée « dans un contexte particulier » : « La répression des actes terroristes apparaît peut-être légitime, mais M. Dekhar ne s’inscrivait pas dans cette démarche et s’oppose même à l’idéologie djihadiste », a-t-il ajouté.

L'« ennemi public numéro un » de 2013

Le verdict a été annoncé dans la nuit de vendredi à samedi après neuf heures de délibéré. « Je déduis de la longueur du délibéré qu’il y a eu au sein du jury un vrai questionnement sur la peine adéquate », a déclaré l’avocat, pour qui « la peine aurait dû tenir compte de la possibilité pour Abdelhakim Dekhar de s’amender et se tourner vers une éventuelle réinsertion ».

Abdelhakim Dekhar avait été qualifié d'« ennemi public numéro un » pendant cinq jours de traque, en novembre 2013 à Paris. Son périple armé avait démarré à BFMTV, puis Abdelhakim Dekhar avait grièvement blessé un assistant photographe à Libération, avant de tirer à la Société générale.

La cour a estimé qu’il y avait bien eu une tentative d’assassinat contre Philippe Antoine, alors rédacteur en chef à BFMTV, et contre César Sébastien, l’assistant photographe blessé à Libération.