Vienne: L'enquête sur la mort du jeune fauché par un train disculpe les policiers

JUSTICE Il s'était fait happer par un train alors qu'il tentait d'échapper au contrôle d'une brigade municipale...

C.G. avec AFP

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Illustration d'une voie ferrée. Toulouse, FRANCE-24/10/13
Illustration d'une voie ferrée. Toulouse, FRANCE-24/10/13 — FRED SCHEIBER
  • Mardi un jeune homme de 19 ans avait été mortellement fauché par un train alors qu’il tentait de fuir un contrôle de police.
  • Une patrouille municipale l’avait repéré en train de rouler dangereusement dans les rues de la ville, au guidon d’un quad non immatriculé.
  • Selon plusieurs témoignages, les agents ont renoncé à le poursuivre lorsqu’il s’est engagé le long de la voie ferrée.

L’enquête sur le décès d’un jeune de 19 ans, fauché par un TER mardi à Vienne en Isère, après s’être soustrait à un contrôle de police, ne met pas en cause les agents municipaux, a indiqué jeudi le parquet.

« A ce stade et alors que les investigations se poursuivent, rien ne permet d’affirmer que les policiers municipaux soient intervenus directement ou indirectement dans le décès tragique de la victime », a déclaré le vice-procureur de la République à Vienne, François-Xavier Dulin, lors d’une conférence de presse.

La victime était seule sur la voie ferrée

Des témoignages recueillis par les enquêteurs ont corroboré ceux des agents municipaux et du conducteur du TER Lyon-Vienne qui a percuté la victime. Selon le magistrat, le cheminot a indiqué « avoir vu une seule personne le long de la voie ferrée, du côté gauche, marchant à 200 mètres de l’entrée du tunnel », qui « entreprenait de traverser la voie » au moment où le train est arrivé.

Les policiers, « dont un était à 100 mètres » du jeune homme, « ont cessé de le poursuivre vu la dangerosité » de la situation, a ajouté le magistrat. L’après-midi même, le garçon âgé de 19 ans, qui circulait dangereusement sur un quad non immatriculé, avait fui à la vue des agents municipaux.

Deux nuits de violence

Une dizaine de personnes ont été entendues et des images de vidéo-surveillance exploitées dans le cadre de l’enquête. Par ailleurs, des violences (incendies de poubelles et de voitures, jets de pierres et de bouteilles sur les pompiers et les policiers) ont eu lieu mardi et mercredi soir dans des quartiers de Vienne à la suite du décès de la victime, connue de la justice.

Des « faits inadmissibles prenant prétexte de ce drame », pour le parquet. « On ne tolérera pas que la mémoire de la victime soit salie par toutes ces exactions », a renchéri le commissaire Emmanuel Breton, chef de la circonscription de Vienne. Les effectifs policiers ont été renforcés.