Rennes: Perpétuité requise contre le meurtrier présumé d'une étudiante en 2004

PROCES L'accusé a été retrouvé dix ans après les faits grâce à son ADN...

C.A. avec AFP

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L'entrée d'une salle d'audience au sein de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes.
L'entrée d'une salle d'audience au sein de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

« Nicolas Le Bouch a eu de multiples avertissements judiciaires. Il ne dit pas la vérité ». Les mots de l’avocat général ont été fermes ce jeudi lors de son réquisitoire à l’encontre du meurtrier présumé d’une étudiante en 2004, à Rennes. Face aux jurés de la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine, Martial Guillois a requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans.

L’accusé conteste la tentative de viol

Depuis mardi, Nicolas Le Bouch y est jugé pour le meurtre de Lucie Beydon, une étudiante brestoise qui venait d’arriver dans la capitale bretonne. La jeune femme, âgée de 20 ans, avait été retrouvée pantalon baissé et poitrine apparente. Elle avait été frappée de plus de 20 coups de couteau. L’accusé n’avait été identifié que dix ans plus tard, grâce aux progrès des techniques de reconnaissance ADN​.

L’accusé reconnaît le meurtre de la jeune fille mais conteste la tentative de viol. Cet ancien employé d’une pizzeria tente de se défendre en expliquant qu' il aurait frappé «accidentellement» sa victime avec son couteau. Une version contredite par les légistes. Les vêtements de la jeune fille n’étaient pas transpercés, montrant qu’elle a été déshabillée avant d’être poignardée. Les enquêteurs ont également noté des traces évidentes de lutte.

« L’accusé dissimule, ment »

« Elle a lutté parce que monsieur Le Bouch voulait avoir une relation sexuelle. Il l’a dit au juge d’instruction pendant un an » avant de se rétracter, a plaidé Dominique Piriou-Forgeoux, avocate des parents de la victime. L’accusé « dissimule, ment, n’est pas honnête », a-t-elle lancé. Le verdict est attendu dans l’après-midi.