Affaire Grégory: Jacqueline Jacob réclame l’assouplissement du contrôle judiciaire qui la tient éloignée de son mari

ENQUETE Le contrôle judiciaire de Jacqueline Jacob, mise en examen pour la mort du petit Grégory en 1984, la tient éloignée de son mari et de leur domicile situé dans les Vosges…

20 Minutes avec AFP

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La maison de Marcel et Jacqueline Jacob à Aumontzey (Vosges) où ils ont été interpellés le 14 juin 2017.
La maison de Marcel et Jacqueline Jacob à Aumontzey (Vosges) où ils ont été interpellés le 14 juin 2017. — Patrick HERTZOG / AFP

Elle veut retrouver sa maison. Trois jours après avoir défendu son « alibi » devant la juge d’instruction, Jacqueline Jacob, mise en examen pour le rapt et la mort du petit Grégory en 1984, demande ce lundi l’assouplissement du contrôle judiciaire qui la tient éloignée de son mari, également suspecté, et de leur domicile. « Une mesure coercitive de contrôle, qui empêche notamment Mme Jacob de résider chez elle (…) n’est pas adaptée à la situation », a dénoncé ce vendredi l’un de ses avocats, Maître Frédéric Berna, qui martèle que sa cliente a « un alibi inattaquable ».

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Les époux Jacob, dont Grégory était le petit-neveu, étaient « au travail le 16 octobre 1984 (jour de l’enlèvement et du meurtre de l’enfant) de 14h30 à 21 heures (…) C’est prouvé par des témoins et par des éléments objectifs du dossier », a poursuivi le conseil à l’issue de l’audition de sa cliente, la première depuis sa mise en examen à la mi-juin. Il y a cinq mois, l’arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé cette affaire qui demeure une énigme depuis que le petit garçon de 4 ans a été retrouvé, pieds et poings liés, dans les eaux de la Vologne.

L’obligation de résider loin de son domicile

Les deux septuagénaires sont soupçonnés d’avoir été les « corbeaux » auteurs de plusieurs lettres anonymes, très bien renseignées, et d’être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d’un « acte collectif » qu’ils contestent. Brièvement écroués en juin, ils ont depuis l’obligation de résider séparément et loin de leur domicile situé à Aumontzey dans les Vosges, un contrôle judiciaire que la chambre de l’instruction de Dijon avait refusé, fin octobre, de modifier.

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« L’accusation nous soutient que le contrôle judiciaire est indispensable parce qu’il ne faudrait pas que Mme Jacob soit en contact avec son mari pour se concerter », ni avec « des témoins à proximité » de leur domicile, mais « ça fait 33 ans que tout le monde vit à Aumontzey, que tout le monde se connaît », tonne Maître Berna. Les avocats de Jacqueline Jacob, qui ne sera pas présente, demanderont lundi un « débat public » à la chambre de l’instruction. Une requête à laquelle le parquet général a déjà prévu de s’opposer.