Affaire Grégory: Devant la juge, Jacqueline Jacob défend son «alibi inattaquable»

AUDITION « Jacqueline Jacob a un alibi inattaquable pour le jour des faits (…) c’est le point essentiel de ce dossier » selon son avocat…

20 Minutes avec AFP

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Aumontzey (Vosges), le 15 juin 2017. Marcel et Jacqueline Jacob ont été interpellés, mercredi, dans leur maison.
Aumontzey (Vosges), le 15 juin 2017. Marcel et Jacqueline Jacob ont été interpellés, mercredi, dans leur maison. — Patrick HERTZOG / AFP
  • Le petit Grégory, 4 ans, a été découvert mort en 1984.
  • Son grand-oncle et sa grand-tante ont été mis en examen en juin.
  • Ils réclament un assouplissement de leur contrôle judiciaire.

Jacqueline Jacob, mise en examen en juin avec son époux Marcel pour l’enlèvement et la séquestration suivis de la mort de son petit-neveu Grégory en 1984, a défendu vendredi devant la juge d’instruction un « alibi inattaquable », selon ses avocats.

« Jacqueline Jacob a un alibi inattaquable pour le jour des faits (…) c’est le point essentiel de ce dossier », a martelé Me Frédéric Berna, l’un de ses conseils, à la sortie de l’interrogatoire, ajoutant que sa cliente était avec son mari « au travail le 16 octobre 1984 de 14h30 à 21 heures ».

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« Ce dossier est titanesque, on ne peut pas tout faire en une après-midi »

Jacqueline Jacob, qui avait invoqué son droit au silence en juin, en garde à vue devant les gendarmes comme devant la magistrate chargée du dossier, a été entendue pour la première fois depuis cinq mois vendredi après-midi. « Jacqueline Jacob a répondu à l’intégralité des questions qui lui étaient posées », a indiqué Me Berna, précisant que « d’autres auditions » étaient à prévoir. « Ce dossier est titanesque, on ne peut pas tout faire en une après-midi avec une femme qui a 73 ans, pour elle c’est très éprouvant », a-t-il justifié.

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Les époux Jacob sont soupçonnés d’avoir été les « corbeaux » de l’affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d’être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d’un « acte collectif » qu’ils contestent.

Jacqueline Jacob saura lundi si elle est autorisée à rentrer chez elle

L’arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé cette affaire qui reste un mystère depuis la mort du petit garçon de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne le 16 octobre 1984. Brièvement écroués en juin, ils ont depuis l’obligation de résider séparément et loin de leur domicile situé dans les Vosges.

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Jacqueline Jacob espère désormais pouvoir rentrer chez elle : une demande en ce sens sera examinée lundi par la chambre de l’instruction de Dijon qui a refusé, fin octobre, de modifier le contrôle judiciaire du couple, évoquant notamment un risque de concertation. Marcel Jacob, dont une première audition a été reportée, doit quant à lui être entendu le 4 décembre, avant de demander à son tour une modification de son contrôle judiciaire.