Lorraine: Faute de place, les policiers font 1.500 km pour transporter un migrant en centre de rétention

EXPULSION En l'absence de place dans le centre de rétention de Metz, le plus proche, trois policiers de Meurthe-et-Moselle ont dû transporter un migrant albanais en voiture jusqu'à Rennes, à 750 km de là...

B.P.

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Les policiers ont roulé de la région de Nancy jusqu'au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, en Bretagne. Illustration
Les policiers ont roulé de la région de Nancy jusqu'au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, en Bretagne. Illustration — Frank Perry AFP

Les 70 places du centre de rétention administrative de Metz étaient déjà pourvues, le 11 novembre. Si bien que trois policiers du département voisin de Meurthe-et-Moselle ont dû transporter un homme de nationalité albanaise en voiture… jusqu’à Rennes, en Bretagne, pour lui trouver une place, ainsi que le rapporte L’Est Républicain.

Une interpellation pour vol par effraction la veille

L’aller-retour de près de 1.500 km jusqu’au centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande a été effectué en une nuit, puisque les trois policiers qui avaient pris leur service le midi, ont refusé de dormir sur place. Interpellé la veille pour tentative de vol par effraction, l’Albanais était, lui, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire.

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Cités par nos confrères, plusieurs syndicats policiers s’inquiètent de cette situation, qui pourrait être appelée à se reproduire. Depuis que la gestion administrative de l’auteur de l’attentat de Marseille a été marquée par un dysfonctionnement, une note du ministère de l’Intérieur au sujet de ces escortes aurait ainsi été diffusée du 16 octobre aux services.