Fraude fiscale: HSBC Private Bank s'engage à verser 300 millions d'euros pour éviter un procès en France

CONDAMNATION La banque britannique était poursuivie pour « blanchiment de fraude fiscale »…

20 Minutes avec AFP

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HSBC devra verser 300 millions d'euros à l'Etat français. (image d'illustration)
HSBC devra verser 300 millions d'euros à l'Etat français. (image d'illustration) — NIKLAS HALLE'N AFP

Elle inaugure la méthode. HSBC Private Bank, filiale suisse du géant britannique bancaire, s’est engagée à verser 300 millions d’euros pour éviter un procès en France pour « blanchiment de fraude fiscale », a annoncé ce mardi le parquet national financier (PNF). Cet accord constitue la première convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) signée en France, une nouvelle procédure qui permet à une entreprise, poursuivie pour corruption ou blanchiment de fraude fiscale, de négocier une amende, sans aller en procès ni en procédure de « plaider coupable ».

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De son côté, la maison-mère HSBC Holdings a bénéficié d’un non-lieu, selon le PNF et le groupe. Avec la signature de cette convention, « la banque reconnaît l’existence des faits qui lui sont reprochés et accepte leur qualification légale », souligne-t-il dans un communiqué. Ces 300 millions d’euros, déjà intégralement provisionnés par la banque, abonderont le budget de l’Etat français.

La banque avait permis à ses client de dissimuler au moins 1,6 milliard d’euros

HSBC Private Bank avait été mise en examen le 18 novembre 2014 pour « démarchage bancaire et financier illicite » et « blanchiment aggravé de fraude fiscale ». Il lui était reproché d’avoir, via des chargés de clientèle, prospecté en 2006 et 2007 des contribuables en France et d’avoir permis à ces clients de dissimuler des avoirs au fisc, pour au moins 1,6 milliard d’euros, « en toute connaissance de cause », a rappelé le parquet national financier.

Deux de ses anciens dirigeants restent, pour leur part, pénalement poursuivis. Avant HSBC, la banque suisse UBS, poursuivie en France pour des faits similaires, avait entamé des négociations informelles avec le parquet national financier pour également étudier la possibilité de mettre en place une CJIP. Mais ces négociations ont pris fin car le groupe et le ministère public « n’ont notamment pas réussi à s’accorder sur le montant des sommes à verser », selon une source proche du dossier.